Vous êtes sur la page :
Interview (première partie)
Richard Hatch est l'acteur de la série éponyme Galactica 78, qui interprète de nos jours l'ex-terroriste Tom Zarek. Dans cette interview, il nous parle de lui-même, de ce qu'il pense de son nouveau personnage et bien évidemment de Battlestar Galactica.
BSG-Online : Pour commencer cette interview, vous avez un palmarès plus qu'impressionnant quant au nombre de tournages que vous avez effectué dans diverses séries télévisées comme
Dynastie,
MacGyver,
Alerte à Malibu et bien évidemment
Galactica 1978 dans le rôle du capitaine Apollo. Quelle fut pour vous le tournage qui vous a le plus marqué durant votre carrière ?
Richard Hatch : Il va sans dire que j'aime Battlestar Galactica et jouer le rôle d'Apollo m'a certainement beaucoup apporté, mais le rôle qui a été le plus grand défi pour moi a été celui de Jan Berry dans DeRH Mans Curve, l'histoire vraie des deux stars du rock des années 50 Jan et Dean. Jan a eu un grave accident de voiture au début de sa carrière, il a eu des dommages cérébraux et a dû se battre et lutter pour recouvrir sa vie antérieure. Bruce Davidson était en vedette avec moi. Super rôle !
BSG-O : Dans la saison 1 de
Battlestar Galactica vous incarnez un ancien terroriste et détenu du nom de Tom Zarek. Ce nouveau personnage a-t-il de nombreux points communs avec vous ? Vous identifiez-vous facilement à lui ?
RH : Le rôle de Tom Zarek est aussi un de mes rôles favoris parce qu'il est profondément idéaliste, qu'il a combattu pour les droits de l'Homme et qu'il a souffert 20 ans en prison pour rester en accord avec sa vision d'un monde plus juste, plus honnête et plus décent. Toutefois il est aussi un être humain profondément atteint et touché après qu'il ait vu sa famille et ses plus proches amis mourir dans la douleur et injustement. Forgé par des circonstances douloureuses et par sa rage contre les institutions abusives de la loi et du pouvoir sur sa planète mère Sagittaron, il a été forcé de vivre caché, a franchi la ligne et est devenu ce que certains appellent un terroriste et ce que beaucoup d'autres appellent un combattant héroïque pour la liberté.
Je me reconnais fortement dans ce type de personnage parce qu'à travers l'Histoire, des hommes comme Tom ont payé le prix fort en s'opposant à des gouvernements d'oppression et ont toujours été considérés comme les méchants garçons par ceux qui pactisent avec n'importe quel régime au pouvoir. Nelson Mandela était considéré comme un terroriste par le gouvernement Sud-africain, n'est-ce pas ? Je suis sûr qu'il a franchi la ligne aussi mais pour le meilleur ou pour le pire son âme restait toujours à la bonne place même s'il a fait de graves erreurs dans ses tentatives pour acquérir l'égalité et la liberté pour son peuple. C'est ainsi que je vois Tom Zarek.
Ce n'est pas un mauvais garçon ! Peut-être malavisé et peut-être que sa colère et sa frustration ont obscurci sa vision mais au fond de son coeur il se préoccupe de l'injustice et de la création d'un monde meilleur. J'ai suivi ce chemin toute ma vie mais à l'inverse de Tom, je n'ai pas souffert pendant 20 ans d'un emprisonnement abusif qui a manifestement détérioré son esprit et l'a poussé du côté obscur de sa personnalité. Les hommes bien ont fait tout au long de l'Histoire des choses ignobles lorsqu'ils ont été poussés à bout.
BSG-O : Vous êtes l'un des rares - voire même le seul - a avoir joué deux personnages dans la même série. En effet, durant la série de 1978 vous avez incarné le capitaine Apollo et actuellement, Tom Zarek. Ces deux personnages sont-ils complémentaires ? Lequel se rapproche le plus de votre état d'esprit ?
RH : Je me sens aussi proche d'Apollo que de Tom Zarek. Il y a probablement une petite part d'Apollo, Starbuck et Tom Zarek en chacun de nous mais je peux certainement retrouver toutes ces influences en moi. Apollo et Zarek peuvent facilement être deux faces du même personnage. Si Apollo avait été poussé trop loin, torturé, emprisonné et injurié, je ne serais pas vraiment surpris qu'il ait rejoint le côté Zarek de sa personnalité aussi.