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De quoi on s'inspire (suite)
Les escadrons de
vipers, comme les escadrons d'avions de chasse d'un porte-avions, sont catapultés et servent quant à eux à faire des frappes offensives ou défensives à courte ou moyenne portée. Ils tirent des munitions cinétiques (obus de 20 mm) et une panoplie de missiles pour faire des frappes contre des engins volants dans l'espace, cloués au sol, ou sur un astéroïde. Ne possédant pas de système pour leurrer un
dradis, ils ne peuvent donc compter que sur leur manoeuvrabilité pour une survie face à des missiles.
Les
raptors correspondent aux hélicoptères, ils peuvent se poser et décoller verticalement et ont les mêmes missions (mission
S.A.R dans
02x12 « Resurrection Ship 2/2 », guerre électronique dans
01x09 « Tigh Me Up Tigh Me Down », transport de troupes dans
01x03 « Bastille Day », etc). Ils ont aussi le rôle de certains avions qui sont des plates-formes avancées de communication, détection radar et commandement pendant les combats distants (dans
01x00 « Battlestar Galactica » et dans
01x10 « The Hand of God »).
Les raptors ont un armement similaire aux vipers mais, à l'inverse de ces derniers, ils possèdent également des leurres pour contrer des missiles. Leur capacité de bond FTL (ou PRL) est au prix d'une moins grande vitesse et manoeuvrabilité ce qui explique (aussi par le fait qu'il ne peut y avoir plus de dix passagers normalement) le choix du leurrage pour se débarrasser des missiles.

Les pods latéraux des battlestars contiennent les aires d'envol et d'atterrissage pour les engins de petite taille. Sur un porte-avions actuel, l'axe de catapultage est assez proche de celui de l'axe d'appontage pour optimiser la largeur du navire, alors que sur les premières générations, les pistes d'envol et d'atterrissage étaient l'une derrière l'autre dans l'axe de déplacement du navire. Ce changement est dû à un fait simple, qui est que si un avion se crashe à l'atterrissage ou doit atterrir, il empêche qu'un second avion ne décolle en même temps au risque que l'un percute l'autre. Actuellement, on peut donc faire les deux avec un minimum de risques.

Sur les battlestars, on catapulte les vipers latéralement et tous les vaisseaux appontent sur eux selon un axe parallèle à l'axe de progression de celui-ci. La piste et les catapultes ne sont pas au même niveau sur le bâtiment ce qui renforce la sécurité. Pour un appontage, sur un porte-avions par exemple, le vaisseau doit avoir une trajectoire prévisible et stable pour permettre aux engins qui appontent de se caler sur sa vitesse et sur l'orientation de la piste. Chaque piste va de l'arrière (entrée) à l'avant (sortie) du pod, ce qui permet, si un engin veut faire un entraînement à l'appontage ou bien se loupe, de remettre les gaz et de ressortir sans se crasher dedans. Les appontages se font toujours dans le sens de progression (de l'arrière vers l'avant) du battlestar, pour faciliter le calage des vitesses (la vitesse de déplacement du pont se soustrait à celle de l'appareil qui veut se poser, car les vecteurs vitesse des deux sont dans la même direction). Dans l'autre sens les vecteurs vitesse s'opposant, les vitesses de l'engin et du pont s'additionneraient. On appelle cela la vitesse relative.
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Les ascenseurs sont étanches. Une fois que le plateau est descendu, un sas ferme l'ascenseur pour le pressuriser et permettre son ouverture sur le pont inférieur, d'où les équipes de maintenance et de remise en oeuvre récupèrent l'engin pour le déplacer jusqu'à son emplacement dédié.
Les équipes de maintenance oeuvrent en scaphandre dans la partie non pressurisée du pod, que ce soit pour bouger les engins, réparer la piste, etc.
A noter que sur les battlestars récents (comme le
Pegasus), il n'y a pas un seul pont pour se poser (comme sur le Galactica) mais deux, montés symétriquement par rapport à l'axe de chaque pod (un orienté vers le haut du vaisseau où on se pose normalement, et un orienté vers le bas où on se pose donc la tête en bas par rapport au battlestar. Chaque pont a ses propres catapultes, et fonctionne ainsi de manière indépendante).
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Les engins non catapultés, comme les raptors et autres vaisseaux, eux, ne peuvent que se poser et décoller depuis l'un des ponts. Soit ils s'y arriment et un tunnel d'accès pressurisé est déployé entre eux et l'un des sas du pont, soit ils se posent sur l'un des ascenseurs qui les descendent en zone pressurisée (étage des catapultes où sont stockés les vipers et raptors, et où est effectuée la maintenance de ceux-ci). Là encore, dans tous les cas, les vaisseaux rentrent par l'arrière du pod et ressortent par l'avant.
En cas de combat, les engins se posent en vrac sur la piste et peuvent être ensuite poussés par du personnel en scaphandre ou tractés par des petits engins motorisés, munis d'une barre de liaison, jusqu'aux ascenseurs (ou leurs morceaux, car dans cette situation, ils se rentrent parfois dedans quand leur train d'atterrissage est endommagé).
Comme dans la marine actuelle, les officiers à bord ont souvent plusieurs fonctions selon ce qui se passe et ont assez peu d'intimité dans leurs moments de détente, à cause du manque de place. Les réalisateurs ont souvent voulu montrer le plus d'aspects possibles de la vie du personnel, mais ont souvent été limités par des problèmes de place sur les plateaux de tournage, et aussi de coût (voir le
blog de Ronald D. Moore), l'idée étant de renforcer le style « documentaire » qui donne une touche plus réaliste à la série.