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Les ressources, la survie
Comme les navires de guerre, le battlestar doit être autonome. Un battlestar correspond à une véritable ville et contient beaucoup de services pour maintenir une bonne qualité de vie à son bord, comme des laveries, de la nourriture, des logements, de l'énergie, des salles de détente, etc., mais dans un style spartiate (il faut vivre dans des lieux où la place est rentabilisée au maximum pour le matériel. Par conséquent, le confort y est très restreint). Le coût de construction d'un battlestar dans l'espace étant plus important que sur le sol d'une planète, il est bien évidant que lorsque l'on construit une aussi grande structure, on privilégie le fonctionnel pour limiter la taille et, par conséquent, la quantité de ressources à amener dans l'espace. Cela est aussi plus économique. A titre indicatif, dans la réalité, selon le lanceur, l'altitude et l'assurance que l'on paye, le coût de 1 kg oscille entre 12 000 et 30 000$ américains. Il revient à 270 000$ pour les « touristes de l'espace ». Il ne faut pas oublier que les coloniaux vivent dans un système économique comparable au nôtre, donc la notion de prix est importante. De plus, le battlestar contient évidemment des réserves de munitions et de carburant pour avoir une certaine autonomie au combat. Pour finir, la survie de l'équipage dépend d'un certain nombre de ressources qu'il faut renouveler : l'eau, l'air, la nourriture, les équipements pour entretenir ou remplacer le matériel défaillant, détruit ou utilisé, les munitions pour les combats, etc. On remarquera, au passage, que le porte-avions Nimitz (333m de long) possède 6300 hommes d'équipage alors que le Galactica (1300m de long) ne possède que 2800 hommes. Le Pegasus (qui est peu plus grand que le Galactica) en a 2450. Cela démontre que le matériel et les espaces de stockage pour les ressources prennent une très grande partie des vaisseaux et qu'il y a un très grand degré d'automatisation. Conséquence : la majorité du personnel est dévouée à la maintenance.

Dans l'épisode 02x10 « Pegasus », on en apprend un peu plus sur le programme de maintenance des battlestars grâce au récit de l'amiral Helena Cain. Les battlestars subissent une révision tous les trois mois. En fait, il y a de la maintenance corrective (suite à une panne) en permanence, effectuée par l'équipage, mais certaines tâches ne peuvent être effectuées qu'avec des moyens plus lourds et qui nécessitent des infrastructures spéciales. On effectue aussi de la maintenance préventive (pour essayer d'éviter les pannes). En effet, avec de l'expérience et des simulations, il est possible de prédire la durée de vie des équipements et donc de les changer avant. Le but est de garantir un potentiel de fonctionnement sans risque de panne prévisible. Vu le nombre de vaisseaux dans la flotte, on peut supposer que, comme dans la réalité, le plan de maintenance préventive de l'armée coloniale prévoit des révisions rapides (quelques jours) et générales (plusieurs semaines) en temps de paix. Il faut s'organiser de sorte à maintenir au maximum les battlestars opérationnels. Il est toutefois possible de stopper certains engins qui ont des pannes ou des avaries difficilement traitables et de réutiliser leurs pièces ailleurs. Cela permettra de maintenir d'autres vaisseaux, moins endommagés ou en panne, en état de marche. Cette situation arrive quand, suite à des restrictions budgétaires, les moyens en matériels ne permettent plus d'avoir des stocks de pièces détachées suffisants. C'est ce qui se passe dans toutes les armées, mais aussi dans la marine marchande ou l'aviation civile, c'est-à-dire partout où l'on a besoin de garanties de fonctionnement et où des impératifs économiques sont en jeu. En temps de guerre, on change les règles et on se concentre sur la maintenance corrective, c'est ce qu'on appelle la maintenance de guerre. On peut même négliger certaines pannes peu importantes pour avoir le nombre de vaisseaux adéquat afin d'exécuter une mission prioritaire.

Chez les militaires, plus formellement que chez les civils, on classe les actes de maintenance en fonction de qui les réalise. Cela dépend principalement du temps maximum de l'immobilisation de l'engin prévu pour l'opération et des moyens plus ou moins importants à utiliser pour la réaliser. On appelle ces catégories les « Niveaux Techniques d'Intervention » (NTI) et on leur attribue un numéro qui va généralement de 1 à 4 (1 pour les opérations nécessitant un minimum de moyens techniques et de temps d'immobilisation, et 4 pour des opérations faites chez l'industriel ou dans des centres de maintenances étant les seuls à pouvoir exécuter l'opération). Pour résumer, comme sur un navire ou un avion, sur un battlestar, on peut dire que le NTI 1 correspondrait à la maintenance corrective (réparer les dégâts plus ou moins sommairement, remplacer des équipements suite à une panne) et à de la maintenance préventive légère (remplacer des équipements n'impliquant pas des démontages importants). Le NTI 2 correspondrait à ouvrir les équipements démontés pour les réparer, refaire certaines pièces structurelles de petite taille. Le NTI 3 correspondrait à l'activation des ateliers de fabrication de vipers sur les battlestars de dernière génération comme le Pegasus, et la mise en place d'ateliers de confection de munitions comme on le voit dans l'épisode 02x13 « Epiphanies » sur les battlestars de toutes les générations. On chercherait aussi à réparer des pièces qui auraient nécessité un retour à l'arsenal en temps de paix. Le NTI 4 correspondrait aux visites périodiques longues (grandes visites) et courtes (révisions de trois mois par exemple) réalisées dans les chantiers navals. Il représenterait, en cas de conflit, un retour d'urgence dans l'un des arsenaux suite à des destructions importantes qu'aurait eu le battlestar après une bataille, par exemple.
De plus, sur les engins avec des équipages nombreux qui partent pour des missions de plusieurs mois, on profite des phases d'immobilisation pour les révisions pour faire une rotation du personnel et remettre à jour les stocks de ressources consommés. C'est fait aussi dans le cas des battlestars car l'amiral Cain raconte que lors de la révision de trois mois qui était prévue, une partie de l'équipage attendait avec impatience la relève pour revoir leur famille.