Vous êtes sur la page :
Les ressources, la survie : l'eau (4/6)
Dans notre système solaire, les planètes ayant un volume de plus de trois à cinq fois celui de la Terre sont des planètes dites géantes gazeuses ou joviennes (comme Jupiter, Saturne, Uranus ou Neptune). Au-delà du Système Solaire, il existe les exoplanètes (elles sont appelées ainsi car elles sont en dehors de notre système solaire). Malheureusement, seules les exoplanètes géantes sont détectables aisément à cause des perturbations qu'elles engendrent sur leur étoile. Cette technique de détection indirecte s'appelle l'interférométrie. L'observation directe depuis un télescope optique reste donc, à ce jour, encore impossible.
Les planètes joviennes, de par leur volume, n'ont pas de surface et contiennent principalement de l'hydrogène et de l'hélium. Elles ont aussi un noyau constitué de roches et de métaux. Sur ces planètes, il est impossible de trouver de l'eau. En revanche, ce n'est pas toujours le cas de leurs satellites naturels qui peuvent en contenir et de leurs anneaux. Hormis les satellites trop proches de leur géante (Io, par exemple trop près de Jupiter a un volcanisme violent et permanent sur toute sa surface), ce sont des mondes couverts de plusieurs centaines de kilomètres de glaces, leur noyau étant équivalent à une petite planète tellurique. Grâce à l'activité géothermique due à l'effet de marée gravitationnelle (étirement d'un objet à cause de la gravité produite par un autre très massif) qu'exerce la planète sur ses satellites naturels et à la pression interne, la glace des profondeurs peut se transformer en eau liquide. Et ce, même si le satellite est loin de l'écosphère de l'étoile. Les planètes géantes sont aussi de véritables aimants gravitationnels, elles capturent tous les petits corps célestes (astéroïdes, comètes) qui passent à leur portée lorsque ceux-ci traverse le système stellaire. Elles ont toutes des anneaux qui contiennent de multiples blocs de roche ou de glace. C'est donc un endroit très intéressant pour trouver de l'eau. En résumé, trouver une planète géante pas trop proche de son étoile, c'est être sûr de trouver de l'eau au moins sous forme de glace. De plus, leur détection est la plus évidente à réaliser.

Les planètes telluriques, de par leur masse plus faible, sont néanmoins des sources d'eau selon la nature de leur atmosphère et leur position par rapport à l'écosphère (le vide et une position très proche du Soleil pour Mercure, du gaz carbonique et de l'acide sulfurique et encore un peu trop proche du Soleil pour Vénus, de l'air et une position idéale pour la Terre, une mince atmosphère constituée principalement de gaz carbonique et trop éloignée du Soleil pour Mars, du méthane et position très très éloignée pour Pluton). En effet, si la composition ou la température d'une planète n'est pas adéquat, il pourrait même ne pas y avoir d'eau du tout ! Par contre, si toutes les conditions sont remplies, c'est-à-dire le fait d'être dans l'écosphère et éventuellement d'avoir un effet de serre qui permettra de trouver de l'eau à l'état liquide ou sous forme de glace (sans effet de serre, sur Terre, il ferait 40°C de moins à sa surface et il n'y aurait, par conséquent, ni d'eau liquide et ni certainement pas de vie évoluée non plus).