L'entrée en matière est plutôt inattendue. Sans parole, tout en musique. Les images dures et crues mettent tout de suite dans le bain, et la musique douce, quasi religieuse est à l'opposée de ces dernières.
Une chose est sûre, il nous avaient promis une saison 3 plus sombre, et la noirceur est au rendez-vous.
Nous avions quitté BSG avec la rédition de la race humaine aux cylons. Nous retrouvons ses personnages quelques mois plus tard dans des situations qui nous sont bien étrangères.
Tout a changé.
1 New Caprica : Noirceur et désespoir
Kara et Tigh, 2 personnages revanchards à l'esprit combatif sont prisonniers, mais dans des positions différentes: l'un rabaissé, humilié et brisé physiquement; l'autre contrainte à une mascarade de vie ordinaire, enfermée dans l’image de la femme au foyer, pour la briser psychologiquement.
Un parallèle intéressant pour ses 2 figures, et qui ne s'apprécient pas.
Même la rébellion temporaire de Starbuck est vaine et ne la libèrera pas de cette cage, une situation toujours soutenue par cette musique douce et mélancolique... Et un Leoben qui revient encore et encore. Il est certain qu’elle le poignardera à nouveau.
C'est déroutant, et l'oppression s'abat sur le téléspectateur.
Ellen vend ses charmes, une image loin d'être surprenante. Et encore.... avec un frère Cavil! C’est dégoûtant! Cela me révulse. Toujours très peu de dialogue, uniquement la force des images pour conter cette histoire sombre et tragique.
Et puis, c’est la surprise, en fait, elle agit de la sorte mais par amour pour Saul. Décidément toutes nos références sont bouleversées.
De son côté, Roslin, une figure des rescapés, un autre esprit fier, une personnalité forte et parfois rebelle, ne peut que constater les événements et nous brosse un tableau pessimiste et noir, et même si sa foi en Adama semble intacte, le temps semble long, bien long... trop long.
C'est d'ailleurs, une des rares qui croit encore en lui, avec Tigh (toujours loyal et fidèle à l’Amiral). La scène entre ce dernier, Anders et Tyrol - qui ont pris en main la résistance - illustre parfaitement l'absence d'enthousiasme et d'espoir du côté des coloniaux.
En bref, ils semblent dans l'impasse. Et aucun d’entre eux ne voit d’issue à leur captivité. Très peu de sources d’espoir subsistent.
Et c'est vrai, cet espoir est si frêle, si fragile que nous avons peur d'y croire, de peur qu'il s'évanouisse et qu'il soit repoussé à tout jamais, ne pas chuchoter trop fort, pour éviter de conjurer le sort...Mais pourtant, il est bien là. Pour tous, quand le Galactica - grâce à Gaeta - parvient à entrer en contact avec New Caprica!
Hélas! Cette séquence sur NC se finit sur un des temps forts coutumiers de BSG. Une attaque suicide.
Et qui donne l'opportunité de nous interroger. Est-ce légitime? Est-ce efficace, quand on sait que les cylons vont se télécharger dans un nouveau corps? Vaut-il le prix en vie humaine? N'est-ce finalement pas vain? Vont-ils décourager les collaborateurs?
Bref, c'est dérangeant et sombre. Le gris et la nuit sont parfaitement associés à ces séquences.
2 Le Galactica : Frustration et solitude
En ce qui concerne le Galactica, nous aurions pu nous attendre à peu de changement sur l'état d'esprit et sur les relations des différents personnages. Après tout, j'étais convaincue que nous verrions des séances d'entraînement, des vols d’essais et la mise en place des stratégies.
Que nenni!
Pour eux aussi, il y a eu de l'évolution! Les relations sont devenues conflictuelles, les frictions monnaie courante et l'entraînement est loin d’être satisfaisant. Tout nous donne un sentiment de frustration, de tension, de solitude et surtout la sensation qu'ils sont eux aussi dans l'impasse. C'est mal barré!
Quelle intelligente superposition.
Cependant, ici encore, l'espoir naît d'un événement inattendu, d'un tour du destin, en fait, d'une cylon et de sa relation amicale et surprenante avec l'Amiral Adama!
Et enfin, le contact avec NC.
3 Mythologie BSG : Dieu est Amour
L'occupation cylon ressemble étrangement à la période Vichyssoise, avec cette police milicienne, mais on peut étendre la comparaison avec des occupations (occidentales) plus d'actualité. Avec les répercussions dramatiques que l'on connaît.
Les cylons, semble-t-il, ont légèrement modifié leur plan originel. Il ne s'agit plus d'éradiquer la race humaine, mais davantage de l'éduquer, de leur amener la "parole de Dieu". Etrangement familier, non?
Et, sur ce point ce que j'ai particulièrement apprécié, c'est l'intervention du frère Cavil -athée- qui le met sur le tapis. Quelle ironie!
Et enfin, l'amour! Six a cherché et désiré l'amour, ce fut sa quête vers sa propre humanité, et elle la atteinte. En revanche, D'Anna est particulièrement curieuse de cette notion, certes, elle pose un regard parfois empreint de mépris, mais n’est-ce pas pour cacher sa jalousie et son inquiétude ? Ne se considère-t-elle pas au fond comme une coquille vide ?
Leoben quant à lui, en est obsédé... pourquoi? C'est la question que je me pose depuis le début de cette série. Pourquoi une telle obsession envers cette émotion si humaine, et cette relation inhibée avec le sexe ?
La meilleure manière de devenir des humains enfin parfaits, passe par l’apprentissage des sentiments…..si humains ?
4 Interactions : le bouleversement
Lee/Adama
Autant pouvions nous attendre à un rapprochement père-fils en temps d'épreuve, autant avons-nous, un éloignement, une incompréhension....
Les reproches de Bill Adama à son fils, ne sont-ils pas un peu ses propres griefs?
La scène entre eux est parfaite.
Adama/Sharon
Surprenant. L'ancien adversaire qui devient le confident, n'est pas l'aboutissement prévisible de ce duo. Je suis persuadée qu'au fond de lui, Adama se sent coupable d'avoir abandonné les autres sur NC, et ce malgré le "I don't do guilt" (Pas de culpabilité).
La réponse de Sharon est inattendue et finalement si vraie et apaisante, c'est la touche d'espoir.
Lee/Dee
Leur relation semble plus naturelle, elle m'avait semblée un peu trop artificielle dans la saison 2.Et que dire du :
"You are more like him [Adama] than you know. That's one of the reasons that I married you."
Dualla a toujours énormément admiré l'Amiral. N'a-t-elle pas épouser au final le fils du père?... Une très belle scène, ici aussi.
5 Les plus et moins
L'intensité de cet épisode est impressionnante.
La position de Baltar est plutôt intenable.
L'aspect physique des personnages, renforce l'épreuve psychologique et physique, ainsi que l'impact visuel; C'est impeccable. Et cela rend toute cette frustration, cette douleur et ce désespoir plus palpables.
La noirceur de la situation, est soutenue par une image sombre, la nuit ou une grisaille persistante et une musique mélancolique ou martiale à bon escient. Parfait.
La scène Roslin et Torry sème déjà les germes d'épisodes futurs, et des questions sur l'action des gens prenant position pour un camp ou pour l'autre (Cf France Vichy)
La scène Gaeta et Six nous amène la seule note d'humour de l'épisode.
Six lui lance "Bonjour Gaeta"à son entrée qui reste totalement ignoré. Et dire que cela doit se répéter de manière quotidienne. Ce détail m'a fait franchement sourire.
Même si l'épisode se termine sur une note plutôt sombre, l'espoir demeure : le Galactica a pris contact.
En conclusion
Un épisode d'une très grande intensité. Il est fidèle à l'esprit BSG, posant les questions en rapport avec l'actualité ou notre passé pas toujours glorieux. Et cela fait toujours mouche et mal.
J'ai vibré tout du long, désespéré avec eux et finalement je suis tombé dans l'attente de lendemains meilleurs.
J'émettrai une seule réserve. Avec une telle richesse d'idée, un tel toupet, j'attendais une mise en scéne plus audacieuse et beaucoup moins classique, ainsi qu'un scénario un peu plus poussé.
Très bel épisode. Très réussit, haletant et captivant.
Acteurs 1,5/2
Direction 1,5/2
Scénario 1,5/2 Note générale : 8/10
Mytho bsg 2/2
Originalité 0,5/1
Photo, musique 1/1
Le deuxième épisode de la saison 3 a été diffusé consécutivement au premier et s’affiche dans sa continuité : noirceur et désespoir. La délivrance ne nous attend pas à la fin, pas plus que pour nos héros.
En revanche, ce dernier joue encore davantage sur les points qui font mal, sur l’histoire et l’actualité récente en réussissant le tour de force d’exposer efficacement les problématiques sans entrer dans une polémique stérile!
1 New Caprica : A situation désespérée…
Après l’attentat suicide, les cylons décident de durcir leur position par rapport aux humains et jettent en prison tous les anciens responsables ou figures de l’ex Flotte. Dont Laura Roslin. Baltar lui rend visite et lui enjoint de prendre une position publique contre ce genre de procédés, en échange de sa protection. Elle refuse. Il la fait libérer.
Baltar va même jusqu’à se voiler la face quant à l’existence de tortures, commis par des humains… Il est ironique de noter la façon dont il fait appel à sa conscience, lui-même travailler par la sienne.
Et les tourments de la conscience n’agitent pas que lui.
Jammer éprouve beaucoup de peines à trouver une quelconque justification à son intégration dans les forces de police de NC. Et son remords est encore plus conséquent lorsqu’il doit diriger la rafle nocturne dont Cally- ancienne collègue et amie – fait partie.
La relation avec l’histoire moderne et la nette allusion à la période du III° Reich et la gestapo tombe dans le mille. Le sentiment d’oppression et de traque est parfaitement rendu.
Il est tout aussi intéressant de noter, que Tyrol considère Jammer comme un des leurs et Gaeta comme un traître.
Et donc, le thème du jour enchaîne avec un autre aspect noir de l’être humain : la trahison.
Alors que les affaires de nos résistants (ou nos insurgés suivant le point de vue) paraissent connaître une éclaircie, le coup bas vient d’un côté inattendu. C’est Ellen qui va les trahir, les vendre aux cylons au nom de l’amour. C’est à la fois, désastreux, poignant et …. Pardonnable ?
Mais, tout empire, et finalement alors que nous finissions l’épisode précédent sur une fragile note d’espoir, là tout tourne à la catastrophe. Les gens enlevés lors des rafles font face maintenant à un peloton d’exécution et les secours sont attendus par un comité d’accueil…
Et même si Jammer délivre Cally, cela suffira-t-il à sa rédemption ?
2 Le Galactica : …mesures désespérées.
A bord du Galactica, les officiers travaillent sur un plan pour libérer leurs compagnons de NC. Mais, cela ne se fait pas sans grimace, surtout Lee Adama qui est horrifié à l’idée que son père fasse confiance à une cylon.
A cela il faut ajouter, que la situation n’est pas enviable : peu de combattants, pas de clés de lancement et les incertitudes sur les pilotes disponibles.
Mais Adama est déterminé, et lui aussi a un plan… Il réinstalle Sharon comme officier, et l’envoit en agent de liaison sur NC. Il est prêt à risquer le tout pour le tout pour les sauver ? Il ne peut les abandonner, même s’il accorde de bonne grâce à son fils, qu’il n’a pas le droit de jouer avec l’ensemble des survivants.
Ceci dit, je ne suis pas certaine que ce soit le mauvais choix, car préserver une race avec à peine 2000 spécimens, cela laisse penseur…
3 La mythologie BSG : des conséquences inattendues
Les cylons sont confrontés à une situation qui leur échappe (cela ne vous rappelle-t-il rien ?) et non prévue. Le peuple a besoin d’espoir, sinon, s’il n’a plus rien à perdre, il devient incontrôlable.
Leurs plans tombent à l’eau.
Les cylons se différencient eux aussi les uns des autres, pas simplement de modèles en modèles, mais aussi au sein de la même série. Leur position définitive n’est pas encore acquise. Et, à priori, ce sera la justice de Dieu qui tranchera.
Un des épisodes les plus riches en thématique : espoir, désespoir, attentats, trahison, consciences, remords. Nombres de sentiments humains dérangeants sont ici exploités.
4 Interactions : et des situations ambivalentes
Kara, Leoben, Kacey
Leoben va encore plus loin dans la manipulation et la pression psychologique pour briser Kara. L’attirance est maintenant là, elle est vénéneuse et perverse. Et, Kara, qui malgré sa carapace finit par craquer pour cet adorable bout de choux qui est censée être sa fille. La relation triangulaire est complexe et brillamment interprétée. Elle reste en suspend, tout comme nous, juste au moment ou elle leur prend la main…
Adama et Sharon
Toujours cette relation, ici aussi bizarre et quelque peu angoissante. Adama est vraiment prêt à prendre tous les risques. Leur lien peut être mis en parallèle avec la relation Kara/Leoben sans être aussi perverse, elle est ambiguë et inquiétante.
Adama et Lee
Malgré une embrassade, ils ne sont pas sur la même longueur d’onde, et Lee ne s’efforce pas de comprendre son père. Ils n’arrivent pas à s’atteindre.
5 Les plus et moins
Les personnages principaux de la série sont très peu exploiter dans cet épisode, essentiellement consacré aux seconds rôles. C’est le deuxième de la saison qui leur fait une part belle.
L’action d’un cylon peut elle contre balancer les décisions du reste de ses congénères ?
Une fin sur « to be continued… »
L’évolution de Baltar et de ses tourments, il commence même à se mépriser.
Une note d’humour cependant dans le dialogue Zarek/ Roslin
“Zarek: Tell me something Laura, last year, you tried to steal an election didn't you?
Roslin: Yes I did, Tom.
Zarek: Ha-ha-ha. I wish you'd gone through with it.
Roslin: Me too. »
La musique et l’image sont tout à fait à la hauteur de cet épisode, en soulignant la mélancolie et la noirceur.
Une richesse rarement égalée. La complexité de l’être humain mis réellement en valeur.
De toutes petites longueurs qui rompent la force de la narration.
Un épisode d’une grande richesse, très bien réalisé, servi par une interprétation de haut niveau, une image et un son impeccables. Toujours très noir et pesant.
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Jeu 28 Déc 2006, 16:29:21
Alors, mon petit avis perso, je viens de le voir ce matin
Les acteurs sont très bons. L'épisode est très centré résistance (et c'est bien normal) et le début est réellement une suite de The Resistance. Si l'idée de Ronald D. Moore était de montrer l'occupation sur Caprica, c'est très bien réussi. Tout y est, et on voit "de l'intérieur" comment une guerre peut être ignoble.
Ce qui n'était qu'un espoir de paix du nouveau chemin des cylons finit en hécatombe. Attentats suicides, exécutions arbitraires, arrestations, trahisons (New Caprica Police), etc. Le pire, c'est qu'on sent bien la religion prendre le dessus des choses. Les cylons pensent être guidés par Dieu, et utilisent tous les moyens à leur disposition. La foi arrive par la terreur, la peur de l'autre. On prie pour que cela s'arrête. On s'en remet aux dieux.
Je trouve que cette guerre rassemble beaucoup de concepts anciens comme actuels. Par exemple, bien sûr la seconde guerre mondiale avec les allemands, mais aussi le terrorisme de nos jours. D'un côté les coloniaux demandent leur liberté, de l'autre on leur bourre le crâne. Ca me rappel un peu le nazisme et leur "race supérieure".
Quant au terrorisme, comme son nom l'indique (terreur), il est là pour faire peur, pour rendre la situation encore plus tendue qu'elle ne l'ai déjà. C'est aussi un moyen de faire réfléchir les gens. Mais il faut s'en doute pas se leurrer: ceux qui montent les plans savent que le retour de bâton, le boomerang, leur tape ensuite sur la tête (je pense notamment aux attentats du 11 septembre, si on met de côté l'histoire du complot et tout...).
Bref, Tigh incarne réellement le combattant prêt à tout sacrifier, sans limite, sans tabou dans sa façon de faire la guerre. D'un côté on peut ne pas l'aimer pour ça, mais de l'autre, on ne peut que comprendre son geste. Ce désire de partir de New Caprica, de survivre, de retrouver les siens. Et bien évidemment, de faire la guerre. Ces batailles sur New Caprica leur permettent également de voir le visage de leur ennemi. Qui ils combattent. Qui ils tuent. Jadis, ne l'oublions pas, cela se jouait dans le noir, dans l'espace. Il s'agissait d'un ennemi invisible, d'une taupe. Ce face à face, agrémenté à la vengeance, donne un goût détonnant.
Quelle ironie également de voir Baltar dans une telle posture. Pris désormais pour un traître, il ne peut plus se voiler la face. Sa mort ne fera que réconforter la résistance. Sa "conscience" et sa "Six" hallucinatoire ne l'ont finalement pas mené dans le droit chemin comme il le pensait jadis. Plutôt dans un long gouffre, une grande descente aux enfers. Gaius devient donc sombre, et j'apprécie. C'est là qu'on voit que Callis met tout son potentiel à profit. Où tous les acteurs sont les meilleurs. C'est beau de les voir sourire, de les voir gesticuler dans le bonheur. Mais dans la noirceur cela prend une bien autre dimension.
Je m'arrête là
Cet épisode m'a donc bien plus. Je pourrai moi aussi en parler des heures. Espérons que les prochains soient aussi bon si ce n'est mieux que celui-ci. _________________ Pour l'Empire, ordres et loyauté.
D'abord l'Amiral Adama qui semble prendre Sharon comme confidente , celle parait d'ailleur plus humaine que la plupart des humains .
De toute facon elle n'a pas bien le choix si l'on regarde de plus près , si elle est tuée d'une facon ou d'une autre ou elle sera torturée ou archivée , d'une certaine facon elle devient humaine comme elle ne peu plus se réincarner .
Adama le sait bien et comme il voit en elle la Sharon qui à été tuée par cally .
Cherchez d'ailleur un membre dans la flotte qui à sauvé autand de personnes dans la flotte .
Il cherhe peu être à en savoir plus mais du coup il se fait psychanalyser et elle tombe juste en faisant la comparaison avec elle mème .
Cette scène m'a surpris la première fois mais arrivait dans une logique imparable la réabilitation de Sharon qui viendra l'épisode suivant .
C'est pour moi la scène la plus importante de cet épisode .
La résistance avec tout ce que l'on connais de la seconde guerre retranscrit ici avec à la fin la colaboration de certains pour rétablir un semblant d'ordre , enfin c'est ce que disent les cylons .
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Ven 02 Fév 2007, 21:36:24
bonjour je suis un petit nouveau que dire sur ces 2 premiers episodes a part une bonne grosse claque un colonel tigh plus violent et imprevisible du bsg comme je l'aime et je trouve ça bete que l'occupation n'est pas duré plus de 5 episodes oui je compte collaborators car c'est les conséquences de new caprica _________________ nous sommes du coté des demons.Nous sommes des demons dans les jardins du paradis.Envoyés par les forces de la mort pour répandre la devastation et la destruction où que nous allions
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Jeu 22 Fév 2007, 2:59:19
Je viens de regarder l'épisode et j'avoue être très impressionnée par ce début de saison...
D'abord, la mort de Caprica6 était plus que surprenante... jamais je ne m'en serais doutée
Baltar qui signe la mort de 200 humains simplement pour sauver sa peau... je n'ai jamais aimé ce personnage mais alors, il devient de plus en plus détestable.
J'ai été très impressionnée par la raffle faite dans le camp, l'enlèvement de Cally et surtout le meurtre de tous ces humains... Par contre, je me doutais que Jammer ferait son possible pour sauver Cally, il n'est peut-être pas si mauvais après tout... mais bon..
Combien j'ai trouvé injuste le passage où Tyrol parle de sa colère à Jammer, le pensant dans son camp et lui disant que lorsqu'ils seront enfin libres, les hommes comme Gaéta paieront leur trahison, alors qu'il se trompe de collaborateur.
Quelle surprise de découvrir Kacey, la fille de Kara. J'ai été très émue de la façon dont Starbuck s'inquiète pour sa fille lorsqu'elle est à l'hôpital. Le moment où elle prend la main de Leoben lorsqu'elle comprend que Kacey est sauvée, est très surprenant... difficile de savoir quelle va être la suite...
Le passage entre Adama et son fils était vraiment touchant, surtout lorsque l'Amiral explique que cette fois-ci, il n'abandonnera pas et ira jusqu'au bout... de même j'aime le fait qu'ils se soient pris dans les bras... ils sont si différents mais s'aiment tellement...
Quel bonheur de revoir Sharon en service... Elle est prête à tout pour aider les humains (du moins, c'est l'impression qu'elle donne et rien ne peut me laisser supposer que tel n'est pas sa réelle intention). J'aime ses adieux à Helo et comment Adama lui dit qu'il lui fait confiance. Ces passages rajoutent encore au côté profond de cet épisode.
J'ai été très choquée du fait qu'Helen trahisse ainsi toute la résistance pour sauver son mari... ça peut se comprendre bien sûr mais tout de même... à cause d'elle, la situation de Boomer et de Sam, ainsi que des autres insurgés parait plus que dangereuse...
Plus les épisodes avancent cette saison et plus la référence au nazisme et à l'oppression apparait... j'ai eu la chair de poule lors du passage de la raffle et du fusillage des ôtages... Cette transposition est éprouvante... mais permet de réaliser à quel point un régime totalitaire comme celui-là peut-être terrifiant et meurtrier...
Non, vraiment un excellent épisode, très dur émotionnellement mais particulièrement bien interprété. _________________ Une attirance, ça ne s'explique pas... ça se savoure... ^_^
Les mots les plus extrêmes à dire ne sont pas ceux que l'on croit. Ce ne sont pas 'je t'aime', mais 'j'ai besoin de toi'. ^_^
C'est ce soir que la saison 3 sera visible officiellement en France.
Comme je me fends d'un large commentaire de chaque épisode en d'autres lieux de discussion, pourquoi pas ici aussi?
Ce lancement de saison magistral est captivant de bout en bout. Je pourrais presque en rester là de crainte que mes commentaires ne se transforment en feux d'artifice de superlatifs. Mais ça ne serait pas faire honneur à ce récit sombre, dépressif, violent et merveilleusement complexe que nous offre là Ronald D.Moore.
Je vais donc approfondir mon propos en tentant de ne pas abuser de trop d'adverbes. C'est une discipline très stricte que je m'impose là.
On sait que l'on a un petit bijou d'histoire quand cela fonctionne aussi bien sur les deux niveaux de perception.
Quand on peut se faire l'avocat du diable, que l'on peut trouver aussi bien matière à justifier qu'à condamner les actions d'absolument tous les protagonistes, on sait alors qu'on vient d'assister à un récit intellectuellement provoquant.
Quand on est à la fois rivé, concentré, tendu devant son écran dans l'attente de la scène suivante, on sait alors que le récit nous touche émotionnellement.
Retourner, ainsi, aussi bien le cerveau et les tripes de son audience, c'est la marque d'une narration parfaite.
Je pense que rarement une reprise aura autant tenu les promesses de la puissance du cliffhanger qui l'a précédée.
On ouvre sur une séquence montage musicale dont BSG a le secret qui nous dévoile par petite touche tromboscopique les situations des principaux protagonistes dans ce qui est le tout nouveau état initial du récit.
Ca n'a plus rien à voir avec le BSG que l'on connaissait avant l'élection de Baltar. Ca n'a d'ailleurs même plus grand chose à voir avec la situation laissée après le "One Year Later" puisqu'ici on fait encore un bond de 4 mois pour nous plonger dans le contexte où l'insurrection s'est organisée face à l'occupation cylon.
Le récit est complexe, je disais. Donc pour m'en sortir je vais commenter ça protagoniste par protagoniste ou de groupe par groupe.
On a la résistance, avec un Tigh mutilé véritable chien de guerre ou plutôt chien de terreur à la tête des insurgés et qui doit sa libération de prison à la prostitution de sa femme avec un responsable cylon. Les actions manipulatrices malsaines d'Ellen faites par amour pour son mari se retournent contre elle pour se retrouver prise au piège d'une manipulation cylon beaucoup plus retors qui la place dans une situation de collaboration avec l'ennemie. C'est scénaristiquement superbement bien amené.
Avec l'aide de ces lieutenants Tyroll et Anders, Tigh durcit la résistance en commanditant des attentats suicides dont l'escalade glacent le sang de leur décision jusqu'à leur très efficace mise en scène. Et on touche là un point essentielle de la thématique de l'épisode. La frange conservatiste de l'audience qui voyait en BSG une série de propagnande dans la lutte américaine contre "l'Axe du Mal" a été trahi par l'inversement allégoriques des rôles qui pouvaient être calqués sur l'occupation américaine de l'Irak entre identité de l'occupant et identité de l'insurrection terroriste.
En brouillant ainsi les cartes, Ronald D.Moore montre qu'il ne cherche pas à faire un parallèle stricto sensus de notre monde contemporain. Qu'il essaie juste de proposer une réflexion générale sur l'Humain sans se référer à des évènements historiques ou contemporain précis. Ainsi, certainement très énervé que certains groupe néo-conservatifs aient pu récupérer son oeuvre à des fins propagandistes, il fait un retentissant pied de nez aux partisants de l'administration Bush, . C'était très couillu et cela a certainement nuit au niveau d'audience du reste de la saison.
Toujours sur New Caprica, il y a l'ex présidente Roslin très mal à l'aise avec l'escalade prise par Tigh dans sa campagne de déstabilisation. De ce côté là, deux scènes de confrontation géniales. D'abord la scène Baltar/Roslin dans les geôles cylons. Le toupet de Baltar, la haine viscérale de Roslin envers son successeur, son impossibilité d'être en désaccord sur la question des attentats suicides, sa réluctance à être en accord avec lui sur ce point. Tout ça mêler dans une seule scène. Chapeau!
Il y a aussi la scène Roslin/Tigh où ce dernier met en évidence l'ambigüité de l'ex-présidente oscillant sans-cesse entre moralité naïve et décision d'une froideur implacable suivant le contexte. Pour Tigh il n'y a pas de poids de mesure.
Sur New Caprica, il y a bien sûr Baltar faible pantin aux mains des cylons semblant dans un premier temps très détaché de sa fonction et de ce qui se passe autour de lui (blasé certainement d'être la caution légitime aux exactions cylon) jusqu'à ce qu'on lui demande la signature de trop quand est prise la décision cylon de procéder à des exécutions sommaires. Mais bien sûr piégé, la faiblesse de Baltar, son instinct égoïste de survie dont il a fait preuve tout au long de la série - et qui en fait un personnage si fascinant - ne peut que le pousser à signer dans une scène d'une intensité asphyxiante. La force et la complexité dramatiques shakespeariennes du personnage ne cessent de m'enthousiasmer.
Sur les cylons, c'est aussi le panard. Toutes les scènes aux ils débattent de leur politique d'occupation qui fait surgir d'importante divergences de point de vue sont toutes savoureuses. Le cylon Cavil interprété talentueusement par Dean Stockwell faisant preuve d'une froideur cynique est particulièrement remarquable.
Intéressant de voir le processus décisionnelle cylon et de constater qu'il n'y a pas uniformité d'opinion, on est loin du principe borg.
J'aime aussi beaucoup la position de Gaeta aidant la résistance en secret (même d'elle) mais considéré entre autres par Tyrol comme un collabo bon à pendre
Au sein de la flotte du Galactica, on s'entraine pour une opération de sauvetage avec les faibles moyens logistiques et humains qu'il reste à Adama. Son désir de partir au secours de Roslin et consort n'excède que son sentiment d'impuissance à mettre sur pied une opération aux chances de succès crédibles.
Son obèse de fils qui s'est sérieusement laissé aller après l'installation sur New Caprica s'oppose tout logiquement à son père dans encore quelques scènes géniales. Bel argumentaire sur l'enjeu réel de la décision suicidaire d'Adama d'y retourner: simplement, dramatiquement,terrorisant... la survie de l'espèce humaine.
Un an et demi c'est long. On le mesure à la nouvelle relation qui s'est tissée entre Adama et Sharon la cylon (bon ok, la prise de poids d'Appolo est aussi un bon mètre étalon ) Encore beaucoup d'empathie dans cette scène intimiste où le leader militaire ne trouve une oreille attentive que chez un specimen de son pire ennemi.
A l'évidence les entretiens de ce genre ont été nombreux pour qu'Adama lui fasse confiance en lui confiant un rôle important dans son plan de sauvetage.
Mon commentaire fleuve se termine bientôt. Mais non sans parler de la situation quasi surréaliste dans laquelle se retrouve Starbuck au prise avec le cylon Leoben (qui doit sérieusement avoir un grain pour espérer l'amour de Kara) dans une joute psychologique subtile dont on se demande bien où elle peut mener. Les conséquences du séjour effrayant de Starbuck sur Caprica se révèle enfin avec la présentation de sa progéniture mi-cylone mi humaine. On savait qu'il se tramait quelque chose dans le genre. Il restait à savoir quand cela allait survenir. Et ben maintenant on dirait bien.
Ceci dit c'est la partie du scénario pour laquelle ont ne sait pas trop bien où l'on veut nous amener. A dessein j'imagine.
Voilà c'est fini. Malgré la longueur je sais que je n'ai pas abordé tous les éléments de cette intrigue très dense. Donc s'il y a d'autres pan que vous voulez aborder, n'hésitez pas.
Vite la suite!
Ma note: 10/10 Du travail d'orfèvre. Une reprise qui excède même mes attentes très élevées suite au cliffhanger couillu de fin de saison 2.
Rien à ajoûter à la critique de Télé câble sat. hebdo n°884 : "Envolée remarquable de l'opus 3 avec une interprétation très appliquée et la poursuite d'une oeuvre dans ses thèmes comme dans ses personnages".
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