Telles que se présentait la situation, et bien que leurs protagoniste n’en saisissaient pas toute la gravité, les apparences laissaient penser que tout était joué d’avance. Les cylons ne feraient qu’une bouchée de cette flotte pirate, du porte aéronef colonial et termineraient avec le…
Le Bouclier de Martinique, si tant est que ce navire soit vulnérable.
D’abord les Vipers tombèrent tous en panne et se mirent à dériver. Les pilotes des Ailes deltas survivantes n’en furent que trop contents, Mais le commandant du Port Royale, un ami de Wilde doté d'un sens de l’honneur similaire intima l’ordre a ses pilotes et au reste de la flotte de ne pas ouvrir le feu sur des vaisseaux sans défense.
Même sans cela, le plaisir aurait été de courte durée, car les navires pirates furent eux aussi saisi de malfonctions fatales.
Sur le pont de son navire, Sydle ne savait rien de tout cela, ses hommes s’affairaient à remettre en ordre de marche le vaisseau.
A bord du vaisseau fantôme les choses prenaient une tournure plus dramatique.
Calamity tenait dans ses bras Wilde, dont les mains ensanglantées se cramponnaient au ventre. Clyde et Jet regardaient horrifiés leur mentor. Brett de son coté avait été désarmé et assommé.
Goodman contre toute attente s’exprima d’une petite voie :
-« Nous avons une infirmerie. »
Calamity l’entendit fort bien.
-« Clyde aide moi, on va transporter Jack la bas. Vous ! Emmenez nous y ! »
-« Je ne connais pas très bien le vaisseau, je ne suis la que depuis quelques jours seulement. »
Un autre scientifique fut alors désigné pour guider les pirates.
Goodman resta sur le pont avec Jet et quelques autres flibustiers.
Une fois arrivés dans l’infirmerie, Calamity et Clyde déposèrent Jack sur un lit. A quelques pas de la, l’unique survivant du navire avait les yeux grand ouverts et Sparckle lui prenait la tension d'un air blasé. Le médecin avait entendu les coups de feu qui s’échangeait dans les coursives et avait pris soins de préparer du matériel.
Calamity l’attrapa fermement et l’emmena de force près de Jack.
-« Vous vous occuperez de l’autre face de carême plus tard. Soignez cet homme ! »
-« En espérant que la balle n’ait rien touché d’important… » Répondit le médecin avec un détachement tout clinique.
Si Wilde était conscient, ce n'était pas vraiment de ce qui se passait autours de lui, mais plutôt dans sa tête.
Le couloir était sombre. Mais deux yeux rouges le regardaient. Le ronronnement n’avait rien de ceux qu’émettent les petits félins domestiques sous les caresses de leurs maîtres. Celui la était plus guttural, permettant de deviner une créature aux proportions plus considérables et il n’exprimait pas vraiment le plaisir. L’animal était sauvage, et il s’apprêtait à chasser. Wilde n’avait aucun moyen de se défendre si la créature s’en prenait a lui.
Elle commença à s’avancer vers lui, une patte après l’autre. Sa toison de ténèbre la rendait quasi invisible et sa démarche silencieuse complétait fort bien cette panoplie de prédateur.
Lorsque la bête fut a quelques centimètres de lui, Wilde sentait tout ses muscles tendus a l’extrême, prêt a recevoir le coup de patte ou de crocs fatal. Mais rien ne se produisit. Tout du moins rien que le pirate pensait voir se produire.
Le fauve mystérieux fourra son museau humide dans la main de Jack, qui ressentit alors le désir de caresser la créature. Dans sa tête une sonnette d’alarme retentissait, qui disait quelque chose comme « ne fait pas ça, tu le regretteras, quelque soit la chose qui se trouve la, c’est sauvage est surtout dangereux. » Mais Wilde succomba à la tentation, et caressa le pelage d’ombre. C’était soyeux. Sous ses mains, il devinait la musculature parfaite de la bête, qui ronronnait comme un gros chat.
Mais un bourdonnement bas fit son apparition. Wilde leva les yeux et vis une lumière rouge qui semblait danser de droite a gauche. Le pirate su ce que c’était sans même une hésitation.
Un centurion.
Puis les ténèbres l’envahirent.
Alors que Sparckle parvenait difficilement à stabiliser l’état de Jack, un bras articulé fit son apparition au plafond de la salle.
-« Qu’est ce que c’est que ce truc !? » hurla presque Calamity, l’arme au point. Elle la pointa sur cette excroissance mécanique et tira deux fois.
Les balles s’arrêtèrent à quelques centimètres de l’objet qui s’approcha du blessé.
-« Colonel, on a un problème, j’ai des signaux dradis multiples d’origine inconnue qui s’approchent de notre zone. »
L’équipage était parvenu à rétablir les commandes principales du porte-aéronef de Sydle.
L’officier dradis avait alors immédiatement rendu un rapport sur l’état des vaisseaux présents, tous a la dérive.
-« Le vaisseau fantôme s’est déplacé, il se trouve au milieu de la zone de dérive des navires. »
-« Les pirates ont pris son contrôle ? »
-« Impossible a dire, mon colonel. Par contre j’ai des pics d’énergie incompréhensibles au niveau de la structure du vaisseau fantôme."
Alors que les raiders cylons, et une Starbase approchaient du site de la bataille, des faisceaux argentés fusèrent de la coque du Bouclier de Martinique et frappèrent les vaisseaux pirates en dérive. A la grande surprise de leurs équipages, les systèmes se remirent enfin à fonctionner au bout de quelques secondes et tous purent reprendre les commandes de leurs navires.
Les raiders Cylons étaient bientôt a portés de tir. Le commandant du Port Royale donna ses ordres sans attendre.
— on ne sait pas qui ils sont même si j’ai bien une idée ou deux a ce sujet. En position de défense.
Puis se tourna vers son opérateur radio.
— trouve moi le canal colonial de l’escouade des Vipers, on doit éviter de se tirer dans les pattes si on veut survivre a ce qui arrive.
Aussitôt dit, aussitôt fait.
Plus complexe et plus modernes que les appareils pirates, les Vipers MKII mettaient un peu plus de temps à réinitialiser leur assistance de vol. Ce fut donc durant ce laps de temps que le capitaine Shelby et son escouade reçurent le message radio du Port Royale :
— Du Port Royale a l’escouade Vipers du porte aéronef Icare, je ne sais pas ce qui s’approche de nous, j’ai une vague idée et si elle s’avère exacte, nous allons avoir de sérieux ennuis. Par je ne sais quel miracle nos systèmes fonctionnent et nous auront si les Dieux de Kobol le souhaitent l’occasion de faire toutes les hypothèses après. Mais pour l’instant je pense qu’il serait salvateur d’unir nos forces pour faire face à la menace imminente. A vous.
La fréquence resta muette un instant.
Shelby mit ce temps a profit pour réfléchir a la situation. Leur dradis embarqué, d’une trop courte portée, ne permettait pas de comprendre qu’une Starbase approchait. Ce fut l’Icare qui leur apporta l’information quand le colonel Sydle prit la parole sur la même fréquence.
— Ici Sydle, ce n’est pas de gaieté de cœur que je dis ça, mais ce pirate a raison, une Starbase approche, et si l’on veut s’en sortir il faudra compter sur toute les forces disponible. Nous aurons bien l’occasion de nous occuper de ces pirates après.
SI il en reste quelque chose après la bataille, pensa Shelby.
Ce fut donc un mélange étrange de navires civils et militaire qui formèrent une ligne de défense face a une nuée de Raiders. Mais même unis, leur force était bien inférieure et tous le savaient.
Seulement ils avaient un énorme avantage.
Les torpilles cylons, tirées par les raiders partirent et se dispersèrent formant des rosaces multiples, mais alors que la ligne de défense s’apprêtait à ouvrir le feu de tous ses canons elle fut devancée par de nouveaux faisceaux iridescents. Leur source était toujours la même.
Ce fut la Starbase qui envoya la seconde salve, le double de la première en nombre.
Un faisceau balaya la zone de proue de la ligne de défense et tous les missiles s’écrasèrent sur un bouclier invisible.
Alors les Raiders Cylons entrèrent en dogfight avec les vaisseaux humains.
Si certains avaient trouvé le combat entre les pirates et les coloniaux épique, celui la était infernal.
Se battre déclenche des réactions physiques intenses qu’il est difficile de réprimer et seul les meilleurs y parviennent. Mais lorsque l’adversaire relève de l’inconnu, même l’élite finit par subir un état d’excitation et de stress tel que son corps ou son esprit ne s’en remettent pas toujours.
C’était un ballet de débris, de morceaux d’appareil dérivant en tout sens, de flammes, de faisceaux rouge et bleus, d’explosions et de cris dans les radios des pilotes. Les communications se chevauchaient et il était impossible d’en tirer la moindre information.
Les pirates et les coloniaux parvenaient à travailler ensemble, sans doute mu par le désir de survivre. Il y eu des pertes des deux cotés. Le Port Royale devint une fois de plus une cible de choix. Mais les anciens attaquant devinrent escorteurs l’espace d’une bataille. Le Bouclier de Martinique semblait toujours avoir une avance sur les Cylons. Ses « tourelles morphologiques » ne rataient jamais leurs coups. Les Raiders qui osaient s’approcher trop près finissaient vaporisés ou tranchés net, s’ajoutant alors à la multitude de décombres aussi mortelles qu’un tir bien ajusté.
La Starbase s’approcha au point de pénétrer dans l’aire de combat.
Plusieurs navires pirates, surpris par la manœuvre furent broyés sur la coque du vaisseau comme des insectes sous les pieds d’un marcheur insouciant.
— Il nous pilonnent par la masse, déclara Sydle sur le pont de son navire. Concentrez tout vos tir sur sa coque et refugiez les navires pirates en difficulté derriere l'Icare.
Le Bouclier de Martinique se déplaça dans la masse de débris et commença à s’orienter face a la Starbase. Sa source d’énergie, le trou noir, devint alors aussi lumineuse qu’un soleil. Des volutes de gaz s’en échappèrent pour former des boules de plasma qui suivaient la coque a distance respectable. Puis les boules de plasma prirent une accélération soudaine et foncèrent droit sur le centre de la Starbase.
Les deux sphères incandescentes frappèrent le navire qui sur le coup ne se formalisa pas de l’agression. Puis il lui sembla vibrer de toute sa masse. Des flammes jaillirent de multiple endroit.
— Colonel, la Starbase est sur le point d’exploser, il faut s’éloigner. Annonça l’officier Dradis.
— Faites suivre l’information Ordonna t’elle.
L’ensemble des navires s’éloigna promptement, alors que les Raiders Cylons semblaient désemparé et totalement désintéressés du sors de leur adversaires. Seul le Bouclier resta dans la zone de proximité de la StarBase.
L’explosion aveugla tout ceux qui voulurent la regarder. Une boule de flammes vert bleu s’étendait a présent rapidement dans l’espace. Et lorsque cette dernière eut dévorée touts ce qui pouvait brûler dans les parages, elle se désagrégea. Le bouclier de Martinique était au milieu, avançant lentement en direction de la flotte hétéroclite qui lui faisait face.
A bord. Wilde ouvrit lentement les yeux sur Calamity.
La balle était déjà extraite, la plaie cicatrisée et Sparckle se posait tout un tas de questions. Parmis elles ne comptaient pas « qu’est ce qui a fait ça ? » car il savait déjà la réponse.
Le combat avait durée exactement trois minutes et vingt deux secondes. Les pilotes eux auraient des estimations allant de la moitié au double.
Je n'ai pas encore commencé à le lire (oui c'est pas bien ^^) mais tu écris au fur et à mesure ou alors tu as une idée précise de la fin ? _________________ Battlestar Galactica | Mon Blog
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Malgré l’explosion de la StarBase, les débris continuaient de parsemer la zone.
Le Bouclier de Martinique avançait au milieu de ces derniers, les repoussant. Les navires pirates, tous aligné lui faisaient face. Dans le Port Royale, le commandant observait la scène. Ceux qui le connaissaient le savaient farouche et courageux. Ils ne l’avaient jamais vu avoir peur du haut de ses 50 ans. C’est pour cela sans doute, qu’ils ne purent déchiffrer le sentiment qui émanait de ses yeux.
Je n’aime pas ce navire, pensait le pirate. Sa puissance est énorme, il pourrait nous pulvériser en moins de 3 secondes, et qui sait quel tour pendable il nous réserve encore. Il nous tiens dans sa poigne.
— Jack tu ne dois pas te lever, tu viens d’être blessé gravement !
Wilde resta un instant surpris par le ton de Calamity, puis il se mit sur ses jambes et se redressa fièrement.
— tu vois, je vais très bien, comme s’il ne s’était rien passé du tout.
Mais ce n’était pas le cas, Jack luttait de toutes ses forces pour ne pas se laisser déborder par une chute de tension passagère et ses souvenirs du coma étaient parfaitement entiers.
— Et tu n’es pas ma mère pour me dire ce que j’ai à faire, Calamity.
Le ton froid et monocorde rassura immédiatement la pirate. Il était en parfaite santé.
Sur le pont de l’Icare, l’officier transmission donnait avec une voie tremblante les dernières infos reçues.
— Nos données sont fragmentaires, mais compte tenu des rapports de la flotte qui sont transmis des douze colonies, on peut conclure…
Le silence persista. Sydle se redressa du pupitre central et regarda l’officier défaillant avec insistance. Elle se doutait des informations reçues, les Cylons avaient attaqués les colonies. Mais elle voulait l’entendre clairement. Le silence s’était installé sur tout le pont et la plupart des opérateurs observaient la scène.
— Que vous arrive t’il lieutenant ? Interrogea Sydle.
Ce qui m’arrive ? Se dit l’officier Radio. J’ai une boule énorme dans la gorge, je vais annoncer au vaisseau entier que les Cylons ont attaqué et balayé nos défenses comme un vulgaire château de cartes, puis bombardés toutes les colonies avec des ogives nucléaires. Que nous sommes sans doute avec quelques autres navires, pirates, les derniers représentants des douzes colonies.
— Rien, mon Colonel, finit-il par répondre. Nos informations sont les suivantes : Toutes les colonies de Kobol ont été attaquées, les défenses neutralisées et les planètes bombardées avec des ogives nucléaires.
Tout cela sortit de sa bouche avec une rapidité étonnante. Les mots n’en étaient pas moins clairs, et chacun sur le pont les entendit avec une netteté éclatante.
C’était au tour de Sydle de se retrouver incapable de prononcer le moindre mot. Une attaque en règle d’accord. Mais un véritable holocauste…
Aussi futile que cela puisse paraître dans une telle situation, l’officier transmission prit un certain plaisir à voir Sydle perdre pied face a la gravité de la situation. Sa satisfaction fut cependant de courte durée.
— Mettez le navire en état d’alerte permanente à partir de maintenant. Nous allons aussi régler le problème des pirates. Faites immédiatement venir l’O.J.A (Officier Juge Avocat).
Comme si un fouet les avait frappé aux sangs les opérateurs reprirent immédiatement leur tache. Certains avaient néanmoins le regard perdu de ceux qui travaillent et pensent a autre chose, dans ce cas présent, très probablement leur famille et amis.
— Transmissions ! Mettez moi en rapport avec l’escouade Pirate.
La chose fut faite.
— Ici le Colonel Sydle, de la flotte coloniale, à l’attention de la flotte Pirate. Nous allons faire simple. Soit vous obtempérez et acceptez de vous plier a la loi coloniale relative a la piraterie, soit nous réglons définitivement votre sors.
A bord des navires concernés, les flibustiers se préparaient déjà au combat. Mais le commandant du Port Royale ne leur laissa pas le temps d’entamer les nouvelles hostilités.
— Ici Jeff Colbert, du Port Royale. Colonel, avant de vouloir mettre cet ultimatum a exécution, je vous invite à regarder d’un peu plus près la situation dans laquelle nous sommes. Nous avons le vaisseau fantôme sous notre contrôle et a bord une tripotée de civil comptant parmi les meilleurs scientifiques des douzes colonies. Outre la fantastique puissance de feu de ce navire, nous pouvons dire, que nous détenons des otages de valeur.
Je suis certain, colonel que vous serez assez raisonnable pour revoir votre position vis-à-vis de nous, maintenant que je vous ai rappelé ces quelques information cruciales.
Sydle manqua jeter le micro par terre sous l’effet de la colère.
— Préparez moi immédiatement une navette d’abordage avec deux équipe d’interventions a bord.
— Je ne pense pas que ce soit la meilleure idée pour résoudre ce conflit, colonel.
— Et qui se permet de juger de mes capacités à traiter ce problème ?
Sydle se retourna vers le nouveau venu et manqua se mordre la langue…
— Major Locke, a vos ordre, colonel.
Sans même attendre l’ordre de repos, ce dernier s’approcha et expliqua certaines choses au colonel.
— Si j’ai bien saisi, nous sommes en guerre contre les cylons et ces derniers semblent avoir une avance tactique énorme sur nous. On pourrait même aller jusqu'à dire que la situation est désespérée.
— Je n’irais pas jusqu'à employer ce terme, Major.
— En tant que Juge Avocat, je vous réclame un rapport verbal de la situation dans les douzes colonies.
Sydle n’aimait pas cet homme, il était arrivé il y a de cela deux semaine a bord de l’Icare, les circonstances de sa mutation restaient inconnues. Il semblait faire fi de la hiérarchie, et son rôle de Juge Avocat lui donnait ce pouvoir en certaines circonstances.
— Les douzes colonies ont été attaqués et bombardées avec des armes de destruction massive.
— Du nucléaire ?
—Affirmatif.
— C’est pire que ce que je m’imaginais. Analysons cela colonel, voulez vous ? On estime que la population survivant a une destruction de masse équivaut a environs 10 a 20% de sa population totale initiale, immédiatement après l’attaque. A cela vous retranchez la moitié qui va dépérir dans les jours et semaines a venir a cause des radiations gamma, les plus mortelles…
— Vous avez l’intention de me refaire le cours NBC de l’école des officiers ?
— Je n’ai pas fini, colonel. Si le grade ne s’y prête pas, mon ancienneté dans la flotte vous intime l’ordre de ne pas me couper la parole !
La riposte de Locke fut sèche et brisa l’arrogance de Sydle.
— Sur les 10% de survivant, 9 sur dix ne survivront pas dans les années à venir, leur irradiation moins flagrante donnant nombre de cancers et autres leucémies, sans parler de la stérilité galopante et des progénitures difformes. Non en fait sur la totalité de la population survivante seule une poignée sera encore valide, et vaudra la peine qu’on se batte pour eux. En fait la vraie population survivante valide de cet holocauste, c’est vous.
Locke leva les bras grand écartés, désignant de ce geste, le pont, le navire, la flotte. Puis il rajouta :
— Et probablement quelques autres navires perdus dans le noir.
— Bel exercice de rhétorique, Major, mais cela nous emmène a quoi ?
— Selon un vieil article de loi, datant de la dernière guerre contre les cylons, en cas d’holocauste, la flotte survivante et tenue de prendre sous sa protection TOUT les membres des colonies, quels que soient leurs rangs et quand bien même ce serait des criminels passibles de la peine de mort, comme ces pirates.
— J’ai fait du droit militaire, moi aussi, Major, et je n’en ai jamais entendu parler.
— Il date d’il y a plus de 50 ans, colonel, votre propre père était a peine né et la guerre contre les cylons touchait enfin a son terme. Peu d’officier la connaissent, car elle n’a jamais été amendée en aucune façon. Juste votée et en cas d’extrême urgence, les textes de base de la marine coloniale de guerre autorisent un Juge Avocat à les employer et ainsi forcer le chef de bord a adopter une autre voie.
— Les fameux codes de la raison. Vous n’êtes pas Juge Avocat pour rien.
— Vous devriez être fière d’avoir des gens aussi compétents sur l’Icare.
Disant cela, Locke embrassa du regard l’ensemble du pont.
Sydle n’avait pourtant pas dit son dernier mot.
— Dans ce cas je vous laisse le plaisir de mettre les choses au point avec la flotte pirate. Mais je ne tolérerais pas qu’ils fassent main basse sur le vaisseau fantôme. Il ne leur appartient pas.
— Appartient-il vraiment a quelqu’un ?
Cette réponse sibylline, sonnant le terme de cet échange verbal on ne peut plus tendus, résonna dans la tête de Sydle, comme une clochette folle alors qu’elle quittait le pont donnant le commandement a son second.
Locke se tourna vers l’officier transmission :
— Garçon, met moi en contact avec le commandant du Port Royale.
J'en profite pour poster ceci afin d'obtenir de votre part, des opinions honnetes sur le fanfic que je rédige.
Ce n'est pas la mon premier travail d'ecriture et je me confesse : mon reve reste de pouvoir un jour etre reconnus au travers de ma plume et qui sait d'en vivre .
JE vous demande donc vos opinions sur ce dernier sachant qu'il s'agit d'un "premier jet" quasiment pas retravaillé .
héhé salut !
J'ai commencé à lire quelques lignes (je suis encore sur la première page ) je te donnerai mon avis lorsque j'aurai terminé _________________ Battlestar Galactica | Mon Blog
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