Oui je trouve aussi Fondation excellent surtout le noyau dur du cycle, c'est à dire les 3 romans que tu cites. Je conseillerais de commencer par eux, de loin les meilleurs. D'autres plus récents sont sortis ensuite ("Fondation Foudroyée" et "Terre et Fondation" qui se passent après "Seconde Fondation"; et "Prélude à Fondation" qui comme son nom l'indique relate les faits avant "Fondation" soit la jeunesse d'Hari Seldom et sa découverte de la psychohistoire) mais leur qualité est en dessous du trio original.
Ce qui est saisissant dans cette oeuvre, c'est l'ampleur du récit qui réussit le tour de force de décrire l'évolution d'un univers sur plusieurs décennies de façon magistrale, en mêlant habilement histoires personnelles et mouvements de société. Vraiment prenant.
Pour ma part, j'en profite pour conseiller "Le cycle de Tschaï" de Jack Vance.
Un éclaireur terrien atterrit en catastrophe sur la mystérieuse et exotique planète Tschaï suite à un appel à l'aide capté dans l'espace. Livré à lui-même, il va découvrir les races extraterrestres qui peuplent Tschaï (le Chasch, le Wankh, le Dirdir, et le Pnume) en poursuivant le triple objectif de survivre, découvrir l'origine de l'appel à l'aide, et rentrer sur Terre.
Très belle cohérence dans ce récit qui nous plonge dans de multiples aventures sur Tschaï. Les races extraterrestres sont le point fort du livre, elles possèdent toutes leurs spécificités et sont très crédibles. L'action est au rendez-vous, dans un monde riche et dangereux, dans lequel on s'immerge complètement. A lire.
Je lis pas mal de SF et pour moi des bouquins comme 1984 ou Farenheit sont à part car au-dela même d'une catégorie classique donc mon plus gros coup de coeur pour un roman de SF, c'est "Les dieux eux-mêmes" d'Isaac Asimov.
Bon, c'est le style d'Asimov donc pour ceux qui ne connaissent pas c'est beaucoup de dialogues, de la vulgarisation scientifique à gogo et une écriture simple et claire à laquelle on adhère ou pas.
Ce roman est divisé en 3 parties liées indirectement et, si les première (Contre la stupidité...) et troisième (...luttent en vain) parties sont relativement banales, la seconde (...Les Dieux eux mêmes...) est tout simplement le description d'extra-terrestres la plus enthousiasmante qu'il m'est été donné de lire/voir.
Je ne peux pas l'expliquer par écrit (ni même par oral) mais la complexité des relations entre les êtres fluides (le parental, le rationnel et l'émotionnelle) décrits dans le roman est exceptionnelle.
Ce roman n'est donc pas un chef d'oeuvre parce qu'il est trop inégal. Mais il vaut largement le coup pour son noyau dur et c'est certainement ce qui lui a valu les prix Nebula et Hugo.
Concernant Fondation, il s'agit bien sûr d'une saga exceptionnelle car elle arrive à faire apprécier des romans un cran en dessous (ceux cités par GevaEn) parce qu'ils s'inscrivent tous dans l'histoire galactique brossée par Asimov et qui commence avec ses quelques 30 nouvelles sur les robots, continue avec les 4 romans sur les androïdes (dont l'excellent Les cavernes d'acier) et se termine avec les 7 romans du Cycle de Fondation. Une oeuvre complète et magistrale qui ne souffre que de peu d'incohérences quand on considère son ensemble pharaonique.
"Un jeu cruel" est un roman très troublant de Robert Silverberg, écrivain de SF que j'apprécie particulièrement pour ses uchronies, dans un registre auquel il ne m'avait pas habitué.
"Duncan Chalk est à la tête d'une entreprise de divertissements florissante, les plus grands sites touristiques lui appartiennent, et il a la particularité de se nourrir des émotions et des souffrances d'autrui. Afin d'assouvir ses appétits et ceux d'un public toujours plus avide d'images-chocs, il met sous les feux des projecteurs deux êtres brisés, deux monstres que tout sépare : Lona Kelvin, une adolescente de dix-sept ans à qui on a prélevé des centaines d'ovules, jeune vierge mère de cent enfants ; Minner Burris, astronaute remodelé, reconstruit de la tête aux pieds par d'impitoyables extraterrestres. De leur rencontre va naître une histoire riche en émotions, à même de satisfaire les besoins des gens normaux, monstres assoiffés de sensations fortes.
Ode à la tolérance, critique acerbe de la société du spectacle, histoire d'amour improbable… Avec Un jeu cruel, grand roman de science-fiction, Robert Silverberg fait preuve, une fois de plus, de son immense talent."
Rien à soustraire à cette présentation en 4e de couverture et sur http://www.gallimard.fr/foliosf/index1.htm
Excellente critique sur http://livres.fluctuat.net/robert-silverberg/livre... (url tronquée)
J'ajoûterais que cet amour fabriqué entre deux êtres brisés et qui se forge lentement en un lien réel à travers la trame romanesque est de toute beauté, sans érotisme juvénile excessif. En dépit de certaines atrocités, l'aventure se lit avec beaucoup de sensibilité, sans sombrer dans un soap opera trop longuet. Dans l'esprit, nous sommes loins du "Prix du danger" de Robert Sheckley.
Prix Hugo 1968.
Je ne connais pas vraiment les grands classiques tel que Fahrenheit 451 ou Chroniques Martiennes.
En revanche, j'ai lu le cycle de Fondation d'Asimov. Les trois premiers tomes sont de très bonne facture même si le contexte peut paraître daté car un peu trop calqué sur la société des années cinquante. Enfin le "pitch" de l'oeuvre est excellent (prédire les événements futurs à partir de calculs mathématiques) et bien exploité.
Après le tome 4 pourrait être bon s'il n'était pas suivi par le 5, où disons-le l'histoire part en cacahuètes les pérégrinations des protagonistes sont ennuyeuses au possible et sans intérêt, de plus je n'ai pas du tout aimé la fin où Asimov "démystifie"
Spoiler :
Seldon en en faisant une sorte de pion de Daneel Olivaw. Pour moi cet homme avait eu une idée de génie et Asimov finit par lui enlever.
Sinon j'ai adoré le cycle d'Hypérion de Dan Simmons: un superbe contexte de space opéra agrémenté d'une touche de cyberpunk mais surtout Simmons campe un univers original avec le gritch, les extros... c'est assez difficilement résumable en fait mais si je voulais vous mettre l'eau à la bouche je dirais que le conflit hommes-machines ne pourrait que plaire à un fan de BSG
Sinon j'ai aussi lu le cycle des Odyssées de l'espace d'Arthur C. Clarke dont le premier, 2001, donna naissance au fameux film...... à la différence que Clarke, lui, explique la fin de son histoire
Certains passages sont parfois un peu ennuyeux mais globalement c'est intéressant.
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