Titre : Mirage
Postée le : 13/01/2007
Catégorie : Action/Aventure
Auteur : Seiken
E-mail : N/A
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Spoiler :
Pilote.
Note tierce :
Elle est indépendante de l'histoire de Battlestar Galactica, puisqu'on suit un autre vaisseau rescapé, dont la particularité est d'être furtif pendant un certain laps de temps. Je ferais peut-être un listing des persos plus tard, que je mettrai dans ce premier post, histoire de ne pas vous perdre dans tout ça. J'ai lu quelques autres fanfic, notamment Celia, que j'ai bien aimé, pour son côté psychologique, et je pense que je mettrai plus tard quelques aspects similaires quand j'aurais intégré quelques infiltrés Cylons.
Synopsis :
L'attaque des cylons du point de vue de l'équipage d'un autre vaisseau.
Texte :
1. Le Croiseur Furtif.
Placés en orbite autour de Picon, des centaines de vaisseaux s'étaient amassés. Plusieurs Battlestars, comme l'Oceania, l'Heraclès, et l'Artica, entouraient une vaste zone, loin du trafic civil. Ces fleurons de technologies, sortis il y a à peine cinq ans des chantiers, arboraient parmi leurs équipages de nombreux hauts-gradés. Bien protégé entre les Battlestars, et les nombreux croiseurs qui étaient remplis d'ingénieurs, un appareil étrange luisait bizarrement sous la lueur qui émanait de l'étoile du système de Picon.
Son apparence était assez conventionnelle, mélangeant les contours d'un Battlestar, notamment pour l'avant de l'appareil, et ceux d'un Croiseur de type Vessel. Un fuselage long et étroit terminé par six moteurs de dernière génération concluait la queue de l'appareil. Et au dessus de l'acier qui constituait la carcasse du Croiseur, un épais revêtement de fibres de carbones, avec des écrans constituant un maillage très resserré.
Les deux ponts d'amarrage qui se situaient sur les côtés de l'appareil, à la manière d'un Battlestar habituel, étaient sortis, les portes grandes ouvertes. Sur le dessus de chacun des ponts était écrit en gros « Mirage ».
Dans le centre tactique, l'Amiral Graham, un ancien de la guerre contre les Cylons, regardait fixement les deux chefs d'escadrille de son nouveau vaisseau. Il arborait une barbe blanche épaisse, des petites lunettes, et surtout, de nombreuses insignes qui montraient son expérience.
Son second, le Colonel Sanders, était en pleine discussion avec l'officier en charge des communications. Sanders était tout le contraire de Graham : une femme de trente ans, originaire de Sagittaron, dont l'ascension fulgurante dans l'armée était plus due au poste de son père, l'Amiral Sanders qu'à son expérience très courte. Ses longs cheveux bruns, son léger type indien, ses yeux verts, lui avaient vite donné le surnom de Poupée, surnom qui avait valu à nombre d'officiers une mise aux arrêts en bonne et due forme.
Graham n'avait pas choisi le Colonel Sanders comme second, elle lui avait été imposée par ses supérieurs, et il était admis que lors du départ en retraite de Graham, date qui approchait à grands pas, ce serait Sanders qui le remplacerait au commandement du prototype de vaisseau furtif appelé Mirage.
Loin du centre tactique, deux pilotes débattaient du match de pyramide qui s'était terminé il y a une heure. Le premier, Rick « Tiger » Simons, portait ses galons de Capitaine depuis peu, et son caractère l'avait souvent amené à de durs conflits avec son chef d'escadrille, le Major Chris. Tiger tenait vingt Kubits dans sa main, et les passa avec une grande amertume au Sergent Eileen « Juno » Harris. Comment aurait-il pu prévoir que pour la première fois depuis cinq saisons, les Troyens d'Aerelon allaient battre les Knights de Leonis ? Il avait beau sortir avec Eileen depuis deux ans, il n'en restait pas moins très à cheval sur le protocole, et personne ne se doutait qu'ils sortaient ensemble. Rick n'avait jamais eu envie de sortir avec une pilote de Viper, encore moins une pilote qui était sur le même vaisseau que lui, et il ne voulait pas que ça se sache. En dehors des périodes de permission, ils ne succombaient pas aux tentations qu'ils pouvaient éprouver.
Il n'y avait que quelques sourires entre eux, une certaine complicité, et une attitude solidaire dans les entraînements, qui faisaient d'eux le binôme le plus efficace pendant les simulations.
Le major Ithaca fit son entrée dans le mess des officiers, avec ce style empreint de rigueur qui le caractérisait. Si les pilotes l'écoutaient, ils passeraient tout leur temps sur leurs machines. Il était du genre à passer autant de temps en vol qu'à bosser sur son Viper, s'attirant souvent les foudres du chef de pont Laville.
Tout l'équipage avait été trié sur le volet, pour leurs compétences, et leur esprit d'équipe.
Se doutaient-ils que pour le premier vol officiel de leur vaisseau, ils allaient devoir sauver leurs peaux par tous les moyens ?
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2. Premier Vol.
Tous les équipages étaient prêts à décoller. Les vingt Vipers Mark VII qui allaient participer au vol de démonstration, la moitié de l'armada du vaisseau, étaient en train de se préparer au décollage. Deux Rapaces avaient été préparés, en cas de problème lors du « spectacle ». Alors que le Major Chris et le Major Ithaca donnaient leurs dernières consignes de vives voix, le chef de pont Laville aborda Eileen, et l'emmena discrètement un peu en retrait.
_ Juno, j'ai trouvé ces données en fouillant dans votre ordinateur de bord.
Elle parcourut la liste que lui montrait Laville avec rapidité, et parut étonnée d'une ligne en particulier.
_ Est-ce possible que ce soit une erreur ?
_ Non, il n'y a aucun doute. Ces logiciels semblent avoir une énorme brèche de sécurité, et je ne pense pas que nos appareils soient en état de voler, sauf si nous déconnectons partiellement le réseau qui relie tout le monde à bord.
Tout ce qui passait par la tête d'Eileen, c'était d'aller faire un rapport le plus rapidement possible à son CAG, mais elle savait qu'il ne tolèrerait aucun retard, surtout pour une petite histoire de brèche informatique.
_ Faites-moi plaisir Chef, déconnectez le réseau sur tous les Vipers, et vérifiez que la brèche ne soit pas exploitée. J'en prends la responsabilité.
Le Chef Laville souriait déjà, et montra du doigt la fin de la feuille que Juno avait dans les mains. L'opération qu'Eileen venait de décrire était déjà effectuée. Elle tapota l'épaule du Chef de pont, et retourna près de Rick, qui avait son air sérieux post-opération.
_ Rappelez-vous, nous ne voulons pas de cascades ou de vols synchronisés, nous voulons de l'efficacité. Notre objectif est de montrer les atouts du Mirage en combat. Nous simulerons une attaque contre une base Cylon sur la lune.
Les haut-parleurs du pont crépitèrent : « Condition 1, l'exercice va commencer ».
L'Amiral Graham avait les yeux fixés sur la carte, comme si sa vie en dépendait. On racontait dans les coursives qu'il avait une capacité d'anticipation supérieure à la normale, mais qu'il réagissait souvent aux actions sur le terrain sans s'expliquer. Comme cette fois où il avait, en plein exercice, ordonné aux Vipers d'abandonner leurs cibles en plein entraînement, pour se focaliser sur un coin du ciel d'où allait surgir un Battlestar.
Le Colonel Sanders avait assisté à ce tour de force. Elle était justement dans ce Battlestar qui devait surprendre le vieux Graham et montrer qu'il méritait une retraite rapide. Ca n'avait fait que confirmer le vieil amiral à son poste, et contribuer à faire taire les rumeurs.
L'officier Dradis avait calculé les coordonnées du saut, qui les placerait derrière la lune. Les moteurs se mirent en marche et l'officier commença le décompte.
_ Préparez la mise en marche du camouflage, nous devons le réussir en 27 secondes.
La voix de l'Amiral, sourde, puissante, avait tonné, et personne ne pouvait défier cet homme. Sanders s'approcha de l'ingénieur Greyth, qui s'occupait du camouflage du vaisseau. Il tapait plusieurs lignes de code sur son clavier et on voyait toute la mécanique du camouflage.
Greyth savait qu'il aurait dû relier le dispositif de camouflage au réseau du vaisseau. Ca aurait largement simplifié les choses. Mais il ne connaissait pas assez les systèmes des vaisseaux de type Vessel et il préférait avoir les choses sous son contrôle. Un militaire n'avait pas forcément ses compétences dans son domaine et il se rappelait de cette phrase qu'il avait entendue d'un haut dignitaire de Caprica : « la guerre est une chose trop grave pour la confier à des militaires ». Alors qu'il sentait un sourire s'esquisser sur son visage, il lança la procédure.
Les écrans qui se situaient sur la coque du Mirage se mirent en place, et les caméras qui se trouvaient toutes autour du vaisseau s'enclenchèrent. Le bond PRL se fit, avec cet effet de haut-le-coeur sur tout l'équipage, qui s'arrêtait dès le vaisseau stoppé derrière la lune. Les écrans commencèrent à diffuser une image sombre, ponctuée par de légers scintillements.
Vu de l'extérieur, et en 20 secondes, le Mirage était sorti de nulle part, puis s'était fondu dans l'immensité de la toile céleste. Les écrans montraient ce que les caméras de l'autre côté du vaisseau captaient. Sauf si un vaisseau passait à une centaine de kilomètres, le Mirage restait invisible.
Aucun des Battlestars n'allait capter leur présence, seulement lorsque les Vipers seraient lâchés sur leur cible.
L'Amiral Graham tapota l'épaule de Greyth, qui continua à taper sur son clavier, ajustant les quelques défauts qui restaient dans son logiciel. Venant du vieux bougon, c'était une belle marque de reconnaissance.
Sanders se retourna vers l'officier des communications.
_ Tenez-vous prêt à lancer les Vipers.
Alors que ces mots venaient juste de résonner dans le Centre tactique, les Dradis s'affolèrent, et l'officier Dradis lâcha un bruit de stupéfaction. Devant ses yeux, des dizaines, voire plus, de signaux venaient d'apparaître. La couleur rouge sur son écran n'indiquait rien de bon.
_ Multiples contacts Dradis Amiral. Aucun d'entre eux n'a émis le signal colonial.
Le vieux Graham se redressa d'un coup et s'approcha de l'officier. Son regard commençait à briller, chose qui surprit grandement son second. Il avait un regard qui se glaçait. De multitudes de pensées sombres l'envahissaient. Et si c'était les machines qui revenaient.
_ M. Greyth, veuillez pointer une de vos caméras dans la région du ciel d'où viennent ces vaisseaux.
L'ingénieur en charge du dispositif de camouflage frissonna en entendant la voix impétueuse du chef de guerre. Il exécuta l'ordre, telle une fourmi, sans se poser de question. Il dévia la caméra la plus en proue et fit un agrandissement de ce qu'elle observait.
_ Oh par tous les dieux, s'exclama Greyth.
Il regarda tous les militaires autour de lui, avec de grands yeux. Et beaucoup d'entre eux avaient le même rictus. Sur l'écran principal, on voyait distinctement une trentaine de Base stellaire Cylon et de multiples escadrilles qui s'en déployaient.
Graham se dirigea vers l'interphone situé aux côtés de l'appareil, le prit, s'éclaira la gorge et fixa avec ce regard bleu si dur le Colonel Sanders.
_ A tout l'équipage. Nous sommes en état de guerre. Tout le monde à son poste. Les Cylons nous attaquent.
Alors que Juno regardait Tiger, elle lui apparut plus calme que lui. Elle avait toujours énormément maîtrisé ses émotions, et c'est ce qu'il aimait par-dessus tout au combat, avoir quelqu'un de sobre et de confiant là-haut. Elle l'avait souvent consolé dans les périodes de doute qu'il avait connues peu après l'avoir rencontrée. Son regard le réchauffait.
_ Que tous les pilotes s'installent dans leurs cockpits, hurla Tiger, devançant l'ordre de son CAG.
Ce dernier regarda d'un air noir le jeune pilote prodige et son équipière. Il savait que Tiger était un pilote hors pair et qu'il avait l'âme d'un chef d'escadron. Et que Juno avait tout pour en devenir tout autant.
Ils s'installèrent tous dans leurs cockpits, mirent leurs casques et se préparèrent à l'accélération qui les lancerait dans l'espace. Se préparèrent au combat. Se préparèrent vers une mort certaine.
Le vieux Graham avait un oeil songeur porté sur la carte qui trônait au centre du Centre tactique. Il y avait beaucoup trop de Bases, et il imaginait aisément que ces troupes n'avaient pas de renfort de l'autre côté de la Lune, là où les appareils du Mirage ne pouvaient observer.
Les appareils en orbite de Piccon avaient tous été visés, et d'après les infos de l'officier Dradis, beaucoup trop avaient été touchés. Ils étaient immobiles.
_ Demandez à l'Artica un rapport de situation. Immédiatement.
La réponse ne tarda pas, mais le seul son que l'équipage entendit fut un grésillement aigu, qui fut suivi par la panne de tout le réseau informatique du vaisseau.
Sanders regarda Graham qui avait déjà tout compris. Il fulminait. Seuls quelques ordinateurs étaient encore allumés, mais ce n'était que les systèmes de survie et de camouflage qui subsistaient intacts.
_ J'aurais dû m'en douter. Les Cylons ont lancé un virus qui a pris racine dans nos ordinateurs. Diagnostic ?
_ Tous les systèmes vitaux sont bons, s'écria quelqu'un derrière Sanders. Le camouflage marche encore. Mais nous ne pouvons plus envoyer de signaux, nous déplacer, tirer, ou même lancer les Vipers.
Graham lança son poing sur la carte, provoquant un bruit sourd. Sa peur avait toujours été de ne pouvoir gérer la situation et de ne pas pouvoir aider les autres vaisseaux.
_ Combien de temps avons-nous Greyth ?
L'ingénieur afficha le pronostic qui était basé sur les réserves énergétiques des batteries qu'il avait lui-même mis en place.
_ Le camouflage est en marche depuis trois minutes. Il nous reste... 34 minutes.
Graham regarda d'un air glacial l'ingénieur. Il le savait innocent de tout ça, mais il voulait lui mettre la pression. Son souffle posé, sa carrure impressionnante, sa mâchoire large, tout était là pour rendre l'Amiral très impressionnant.
Le vieux Chef de guerre s'élança vers l'interphone.
_ Lancez les programmes de récupération des données, focalisez-vous sur les moteurs principaux et les moteurs de bond PRL. Toute l'aide sera bienvenue. Nous avons 33 minutes pour survivre.
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3. 33 minutes. (Et oui, petite référence)
Sanders s'approcha de l'Amiral, avec cette démarche si sûre d'elle, quasi hautaine. Elle avait un regard perdu entre tristesse et incompréhension.
_ Amiral, vous ne comptez pas vous envoler et fuir sans aider nos alliés.
Elle défiait l'Amiral, et bien qu'elle fut plus petite que le vieux Graham, elle semblait avoir l'avantage. Elle savait que personne dans l'équipage ne laisserait le Mirage fuir, en laissant une planète, plus le Haut Commandement, à la merci des Cylons.
_ Colonel, je vous rappelle que mes ordres ne sont pas soumis à discussion. Je suis le seul ici qui décide de nos actions et je prends la responsabilité pour cet acte. Mais si vous le voulez, je vais vous expliquer ce qui va se passer pendant ces trente-trois prochaines minutes.
Elle ne semblait pas décrocher, malgré la menace implicite, mais réelle de son supérieur. Et pourtant, elle aurait dû prévoir que Graham, le vieux loup de mer, saurait trouver les bons mots.
_ Les Cylons ont déjà lancé leur virus sur tous les bâtiments qui devaient nous observer. Il semble fort probable que si nous avons été contaminés par l'Artica, eux le sont aussi, ainsi que les chasseurs qui ont été lancés. A l'heure actuelle, les Cylons sont en train de prendre le contrôle de nos bâtiments et des équipages, s'ils ne les détruisent pas tout de suite. Dès qu'il n'y aura plus de menaces venant des appareils en orbite, ils vont lancer des ogives nucléaires vers les grandes villes de Picon, et croyez-moi, nous ne pourrons pas affronter une cinquantaine de bases stellaires à nous seuls.
Sanders eut un mouvement de dépit, baissa les épaules et recula lentement.
_ Colonel, vous savez comme moi que si nous avons été attaqués, les autres colonies doivent sans doute subir les mêmes assauts. Mais soyons lucides, il reste encore des vaisseaux civils, quelques Battlestars qui ne sont pas en orbites, des civils et des militaires qui attendent de l'aide. Et notre vaisseau n'est pas encore prêt pour une guerre, ma chère.
Le Chef de pont Laville s'affairait sur un clavier, chose qu'il détestait par-dessus tout. Jamais ces maudites machines ne sauront inspecter de bonne manière les appareils. Mais il devait leur reconnaître une grande utilité, notamment pour déplacer un vaisseau comme le Mirage. A cette heure-là, il aurait tout donné pour un ordinateur qui marche bien.
Son voisin, l'ingénieur Greyth, travaillait à vive allure. Il avait réussi à vider toute la mémoire des appareils et utilisaient son propre système pour recréer le réseau, aidé par le Chef de pont, qui avait bien suivi les cours d'informatique qu'il avait eu dans sa jeunesse. Greyth recréait chacun des noeuds du réseau en affectant les systèmes matériels à leurs repères logiciels, tandis que Laville remettait en marche les moteurs dès qu'un noeud était créé.
En une vingtaine de minutes, la plupart des systèmes étaient revenus, mais il manquait toujours les outils de calculs de coordonnées. Et faire un saut en aveugle n'était pas du genre de Sanders. Même si Greyth savait que les probabilités de faire un saut dans une étoile, ou tout autre corps stellaire étaient très faibles. Il l'avait fait savoir à la charmante seconde de l'Amiral, mais elle était restée sourde.
_ Combien de temps les Cylons mettront-ils à nous détecter et nous envoyer leur virus encore une fois ?
La voix de Sanders était légèrement chevrotante, ce qui confortait Graham dans sa certitude que Sanders n'allait pas faire un Commandant digne de ce nom. Elle n'arriverait jamais à la même tranquillité d'un Adama, ou à la même détermination d'une Caine, en situation délicate. Mais elle avait du tempérament, suffisamment pour dire tout haut ce qu'elle pensait à un vieux grigou comme lui. Elle avait un potentiel, mais il lui faudrait du temps avant de pouvoir gérer ses hommes et femmes au combat.
_ A peine deux minutes, au bas mot, Colonel.
Alors que les doigts de Laville et de Greyth tapaient à toutes vitesses, l'alarme résonna provenant des enceintes de l'ordinateur de Greyth.
_ Le camouflage est désactivé, dit Greyth tout en déglutissant amèrement.
_ Les outils de calculs ne reviendront pas à temps. Il faut sauter en aveugle, hurla Laville.
Alors que les Bases stellaires des Cylons détectaient la présence du Mirage, et que les premiers escadrons faisaient route vers la lune de Picon, les moteurs du Croiseur furtif se mirent en marche avec un rugissement dans la salle des machines.
Et moins de dix secondes plus tard, le Mirage avait effectué son bond PRL, vers une direction inconnue.
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Voilà, je vais travailler sur la suite à un rythme assez lent, vu que je suis pris aussi par un mod sur Stargate à côté, mais j'aimerais avoir quelques uns de vos commentaires, sur ce qui est bien, ce qui est contradictoire avec la saison 2 que je n'ai pas vue (même si j'ai lu quelques spoilers). Et certaines idées pour la suite, si vous en avez, même si j'en ai déjà pas mal.