Numéro de l'épisode : 01x00
Version américaine du titre : Battlestar Galactica
Version française du titre : Battlestar Galactica
1ère diffusion américaine : 8 - 9 Décembre 2003 (Sci-Fi)
1ère diffusion française : 19 - 26 Janvier 2005 (13ème rue)
Audiences de la 1ère diffusion américaine : ~ 4 288 000 personnes
Audiences de la 1ère diffusion française : N/A
Episode filmé du : N/A
Réalisé par : Michael Rymer
Scénario de : Ronald D. Moore
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Review:
-- Par Hephaistos:
Voilà, trois heures pour planter le décor d'une extraordinaire aventure humaine et intergalactique. Cette mini-série de qualité introduit avec brio les aventures de nos naufragés de l'espace. Comment et pourquoi, le Galactica et des dizaines d'autres vaisseaux civils fuient à travers l'espace à la recherche d'une planète appelée Terre ?
La genèse de l'épopée des fils et filles des dieux de Kobol trouve ici une magnifique mise en lumière. Ainsi, on apprend que les cylons étaient des robots créés par l'Homme et pour l'Homme, mais que, suite à des événements encore inconnus, ces mêmes robots se seraient révoltés et auraient déclaré une guerre sans merci à l'humanité toute entière. Cette première guerre intergalactique aurait duré de nombreuses années puis, les hostilités auraient pris fin et un armistice aurait été signé, les cylons trouvant alors un refuge aux confins de la galaxie, loin de tout humain.
Mais pendant que les humains se croyaient à l'abri des « grille-pains », à l'ombre d'une paix salutaire, les cylons préparaient l'ultime offensive.
Ainsi, fort de leur nouvelle arme : des robots humanoïdes, les cylons peaufinaient leur plan génocidaire de l'espèce humaine. Malheureusement pour nous, après de longues années à nos côtés, les machines avaient appris à bien nous connaître et elles connaissaient dès lors toutes nos faiblesses. La cupidité et l'égoïsme étant les deux plus fécondes pour eux et voilà qu'un seul homme les possédait : Gaius Baltar, le spécialiste gouvernemental de l'informatique et de la sécurité. Et c'est grâce à lui et à ses faiblesses naturellement humaines que les cylons eurent accès aux codes d'accès de tous les systèmes de défense humains.
Le plan pouvait alors entrer dans son ultime étape et la race humaine devait ainsi être à tout jamais éliminée de la surface des mondes. Et l'attaque fut, en effet, formidablement fatale. Les 12 colonies de Kobol furent simultanément frappées par des bombes thermonucléaires. Les vaisseaux intergalactiques en transit systématiquement repérés et détruits. Mais voilà, les cylons avaient peut-être péché par un autre des défauts humains : l'orgueil. Et, de ci, de là, quelques vaisseaux des fils de Kobol réussirent à se rassembler et à s'unir autour du seul vaisseau de guerre encore intact, le Galactica. Et, ne cédant pas au même péché que les cylons, ils acceptèrent leur défaite et décidèrent de prendre la fuite vers une improbable planète et vers un improbable espoir (« Vivre ne suffit pas, il faut avoir une raison de vivre. Pourquoi pas la Terre ? » - Commandant Adama).
Mais qui sont vraiment ces cylons ? Des robots assoiffés de vengeance et de sang, des robots soucieux de répondre à une quête spirituelle qui s'accommode de la fin d'une race inférieure, ou des reproductions défaillantes d'une humanité dépassée ? En effet, comment analyser le désir de ces machines humanoïdes ? Comment interpréter l'étrange fascination de Numéro Six devant ce nouveau-né ? Comment comprendre cet idéal spirituel pour un seul Dieu ?
Ce sont toutes ces questions et bien d'autres encore qui vont alimenter notre intérêt et notre passion pour cette série. C'est cette quête au coeur de nous même et toutes ces histoires, intimes et universelles, qui vont faire de Battlestar Galactica l'une des références en matière de série de ce début du siècle.