Numéro de l'épisode : 02x10
Version américaine du titre : Pegasus
Version française du titre : Pegasus
1ère diffusion américaine : 23 Septembre 2005 (Sci-Fi)
1ère diffusion française : 26 Février 2006 (Sci-Fi)
Audiences de la 1ère diffusion américaine : ~ 2 680 000 personnes
Audiences de la 1ère diffusion française : N/A
Episode filmé du : N/A
Réalisé par : Michael Rymer
Scénario de : Anne Cofell Saunders
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Review:
-- Par Hephaistos:
"Pegasus", ça pour une surprise, c'est une surprise ! Voilà bien une rencontre inattendue. Le Galactica n'est pas le seul Battlestar à avoir échappé à l'attaque massive et meurtrière des cylons...
Le début de l'épisode est un peu poussif à mon goût, mais cela prend très vite des allures de véritables bouleversements.
On se doute, dès le départ, que l'arrivée du Pegasus va engendrer des changements. On le devine d'abord à l'annonce du grade du commandant du Pegasus. Chacun sait en effet, que le grade d'Amiral est supérieur à celui de Commandant. Ainsi, le « patron », William Adama, que l'on croyait indétrônable, indéboulonnable, incontournable, risque désormais de devenir étrangement vassal, remplaçable, secondaire.
Cette redistribution des cartes dans le jeu militaro-politique ne va pas sans créer des tensions, des méfiances et des peurs au sein de la flotte. Car désormais, l'euphorie des retrouvailles passées, nous comprenons vite que le renard est entré dans le poulailler. Ainsi, l'adage évoquant l'homme comme un loup pour l'homme, devient alors d'une cruelle réalité.
L'arrivée d'une troisième perspective, d'un troisième point de vue sur la guerre et sur la marche à suivre pour résister ou survivre, entraîne désormais et inévitablement des déséquilibres dans les rapports de forces au sein du Galactica et du Colonial One. D'ailleurs, l'Amiral Cain n'hésite pas à pointer du doigt les incongruités du commandement d'Adama et de la Présidente Roslin. Les cartes doivent être redistribuées et Cain a bien l'intention d'imposer sa vision des choses à l'ensemble de la flotte.
D'autres surprises et rebondissements surviennent. Ainsi, à bord du Pegasus est retenu prisonnier un cylon : une version de Numéro Six. Et c'est là, je pense, l'occasion pour les scénaristes d'expier une fois de plus leurs traumatismes collectifs imputables au 11 septembre (bientôt, il va falloir l'écrire avec une majuscule - désolé pour l'ironie morbide). En effet, la détention inhumaine de Numéro Six, mais également la tentative de viol de Sharon, mettent en lumière les lamentables erreurs de l'armée américaine dans sa « guerre » contre le terrorisme. Erreurs à l'image de celles de Guantanamo ou même d'Abou Graïb. Cet épisode, et notamment la scène du viol, interroge cruellement sur les excès et les impunités que s'octroient parfois les autorités militaires en temps de guerre. « Ce sont des machines, on ne viole pas des machines » / « Ce sont des terroristes, on ne terrorise pas des terroristes ». C'est une vision partiale de l'épisode et de la scène, je le reconnais, mais c'est aussi cela une review.
En fait, depuis le moment où la « bonne » nouvelle de cette rencontre intervient, on comprend que c'est, en réalité, plutôt une « mauvaise » nouvelle. D'ailleurs, le déroulement de l'épisode est à l'image de ce que je viens de dire ; il commence par la « bonne » surprise des retrouvailles entre deux vaisseaux coloniaux de guerre et finit par une confrontation armée. Comme quoi, il est préférable, parfois, d'être seul que mal accompagné.