Numéro de l'épisode : 02x13
Version américaine du titre : Epiphanies
Version française du titre : Révélation
1ère diffusion américaine : 20 Janvier 2006 (Sci-Fi)
1ère diffusion française : 28 Mai 2006 (Sci-Fi)
Audiences de la 1ère diffusion américaine : ~ 2 546 000 personnes
Audiences de la 1ère diffusion française : N/A
Episode filmé du : N/A
Réalisé par : Rod K. Hardy
Scénario de : Joel Anderson Thompson
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Review:
-- Par Hephaistos:
Voilà le moment que l'on attendait tous. Ce n'est pas un événement heureux, mais il s'agit d'un passage obligé dans la trame de Battlestar Galactica : la Présidente Roslin agonise. Généralement, dans ce genre de situation, on voit arriver la solution miracle avec de grands sabots dès le départ, et dans une aberration scénaristique à faire pleurer. Or, jusqu'à présent, cette série nous a habitué à une forte et tenace cohérence. C'est pourquoi, je dois l'avouer, c'est avec tristesse que j'ai abordé cet épisode.
La Présidente Roslin est pour moi importante. Elle n'est pas caricaturale et on a rarement vu des personnages féminins qui tombaient si peu dans le cliché. La subtile interprétation de Mary McDonnell et sa personnalité en font une personne attachante mais aussi parfois inquiétante. Rien n'est simple avec BSG, on le sait bien, et ce genre de personnalité nous le confirme. Car c'est justement la complexité et le mystère de chacun qui crée cette atmosphère si particulière propre à la série.
C'est pour ces raisons que j'ai visionné un peu à reculons cet épisode. Je n'avais pas vraiment envi de voir la fin inéluctable de ce personnage. En plus, là où les scénaristes sont vraiment très forts, c'est qu'ils nous plongent dans le passé de la Secrétaire à l'Education pour nous illustrer son impressionnante habileté politique et son charisme, qui font de certains hommes ou femmes des personnages incontournables d'un destin national. S'ajoute à ce portrait sincère et sans concession (on nous montre aussi qu'il s'agit d'une battante qui n'a pas l'intention de se laisser démettre de ses fonctions pour d'obscures raisons politiques et qui fait donc du pouvoir une valeur), le souvenir oublié jusqu'à présent de la connivence entre Gaius Baltar et les cylons (Numéro Six). Certes, il ne s'agit que d'une trace amnésique sujette à interprétations, mais il n'en reste pas moins qu'il s'agit d'une information susceptible de remettre beaucoup de choses en question.
Enfin bref. Apparemment, sa fin arrivait et je ne voyais pas très bien comment ils allaient pouvoir trouver une issue à cette fatalité. Et là, miracle de l'esprit humain, génie de l'imagination, tout en restant dans l'esprit de cohérence et de logique de la série, une solution tout à fait plausible vient suspendre l'inévitable afin que le possible advienne. Alors, je ne vous cache pas que la rémission est un peu rapide, mais je trouve qu'elle reste crédible. En tout cas, je crois bien que la série s'enrichie de garder ce personnage. Cela pose juste une question au niveau des Ecritures selon lesquelles le « Guide » ne verra pas la Terre (analogie de Moïse qui n'a pas vu la Terre Promise - cf. La Bible). Les rebondissements autour de la vie de la Présidente ne sont donc pas terminés.
C'est avec un intelligent scénario que la Présidente voit s'éloigner le spectre de sa fatale destinée et c'est avec plaisir que nous accueillons le retour de Laura. Personnage énigmatique, subtile et loin des clichés sur la femme de pouvoir soit disant altruiste et plus compétente que les hommes. Elle est, et demeure, une femme politique aussi pugnace et fière de son pouvoir qu'un homme peut l'être.