Le blog de La Sorcière
 

Je ne crois pas, non !

 

I love Hugh !

Ah.
Ah !
Je l'adore. Quand il parle, je suis là, bêtement suspendue au moindre de ses mots (surtout quand ils sont légèrement spoilers, uhuh). Donc, Hugh Laurie a été interviewé par Michael Ausiello on the red carpet ces derniers jours, et il parle un petit peu de la saison 5. C'est chouette et c'est ici.

Et comme moi, riez de voir Joss Whedon s'agiter derrière lui pendant tout le truc.

Oh, et puis comme House me manque vraiment, je poste cette petite photo qui me rappelle toujours de si bons souvenirs de la saison 3.

 

Humeur du jour

Parvenir à gérer ses (nombreuses) frustrations...

 

Réplique du jour

"You know how some doctors have the Messiah complex ? They need to save the world. You've got the "Rubik's" complex. You need to solve the puzzle."

(Dr James Wilson, House MD)

 

204 : Children shouldn't play with dead things

Non, j'ai beau chercher, rien à faire, nous ne sommes toujours pas sur l'Ile aux Enfants. Pas de monstres gentils, pas de oui c'est le paradis. Du tout. Dans Supernatural, on a même tendance à s'enfoncer toujours un peu plus dans le sordide. D'ailleurs, on commence à se demander pourquoi les frères Winchester pourraient bien redouter l'Enfer. Si pour au moins l'un d'entre eux, il n'est pas déjà sur Terre, je veux bien être rôtie toute vivante.

A première vue, intrigue du jour un peu insignifiante. Garçon aime fille. Fille est tuée. Garçon ramène fille d'entre les morts façon Simetière. Fille se met en colère. Fille tue tout ce qui passe. Who you gonna call ? Les Weuh.

Mais pour commencer, émouvons-nous devant le charmant tableau formé par le grand truc en train de se recueillir sagement sur la tombe (vide) de sa maman dont il ne se souvient pas. En bon fils parfait. Forcément, il larmoie un peu, sinon ce ne serait pas un fils parfait.

Et pendant ce temps, l'autre fils, le pas parfait du tout, cherche toutes les occasions de ne pas approcher la tombe de sa reum. Et il a trouvé l'excuse parfaite. Une jeune fille enterrée dans le même cimetière quelques jours plus tôt. Et voyez-vous que là où elle est enterrée, l'herbe ne repousse jamais.

Non, ce n'est pas une descendante d'Attila, c'est justement la morte dont nous parlions plus haut. Seulement Sam, lui, accuse tout de suite le frangin d'être de mauvaise foi et de ne pas vouloir affronter sa condition d'orphelin.

Le fait est que dans cet épisode, les frères W. sont directement confrontés au deuil d'un père qui a perdu sa fille. Le manège de Dean est à la fois amusant et pitoyable... limite même méprisable. Il ne semble pas concerné pour un sou, regarde par la fenêtre, pose des questions complètement déplacées sur un ton horriblement cavalier devant l'homme en pleurs.

Alors que Sam, bourré de compassion, fronce le sourcil face aux involontaires gaffes de son frère, totalement fermé au chagrin du pauvre gars.

Forcément, après un tel cirque, Sam, toujours pas convaincu qu'il y ait quoique ce soit à chasser dans le coin, balance son opinion au grand frère, quitte à se prendre une nouvelle baffe en pleine tête.



Sam : Maybe you’re imagining a hunt where there isn’t one so you don’t have to think about Mom. Or Dad. You wanna take another swing ? Go ahead. It’ll make you feel better.
Dean : I don’t need this crap.

C'est bon de voir le grand truc s'inquiéter un peu pour Dean. C'est pas souvent, mais là, on le sent concerné. Il était temps.
Ah, et à propos de Dean et Sam... arf. Atroce, j'en ai rougi tout à fait inutilement, mais quand même. Dean entre dans la chambre sans prévenir, Sam, assis sur son lit en train de regarder la télé fait un bond de trois mètres avant d'éteindre frénétiquement l'engin...

Télé : Next on the skin channel, Casa Erotica IV a tale of two Latin beauties...
Sam : Hey ! What... ?

Dean : Awkward...

Et l'autre truc qui m'a fait mourir de rire : une fois Sam convaincu qu'il y a bien un souci et qu'ils s'apprêtent à aller cramer la dépouille encore fraîche de la gosse, Dean qui, au moment d'ouvrir le cercueil, sort à Sam : "Ladies first !"

Sauf que...

Et pour cause, c'est donc le meilleur ami de la victime, fou amoureux d'elle, qui l'a ressuscitée pour se la taper, le goret.

Non mais les gens sont pas nets, quand même.

(On remarquera d'ailleurs que toutes ces jeunes filles sont charmantes, mais qu'elles finissent par toutes se ressembler tellement elles sont parfaites. Je me demande si au bout d'un moment, ils vont finir par venir à manquer de matière première ou si c'est une espèce qui est en pleine expansion.)

Enfin, loin encore de soupçonner le meilleur pote, les Weuh retournent d'abord voir le papa éploré, et là, Dean, il perd un tout petit peu le contrôle.

Dean : Look, I get it, okay ? There are people who I would give anything to see again. But what gives you the right... ?
Sam : Dean !
Dr. Mason : What are you talking about ?
Dean : What’s dead should stay dead ! (Ouh, comme on paierait cher pour qu'il se souvienne de cette réplique au moment crucial !)
Dr. Mason : What ?

Sam : Stop it !
Dean : What you brought back isn’t even your daughter anymore. These things are vicious, they’re violent, they’re so nasty they rot the ground around them. I mean, come on, haven’t you seen Pet Semetary ?
Dr. Mason : You’re insane.

Eh ben ça y est, nous y sommes. Dean a pété un câble.

Sam : Dean, I don’t scare easy, but man, you’re scaring the crap outta me.
Dean : You're being overdramatic, Sam.
Sam : You’re lucky this turned out to be a real case, ‘cause if it wasn’t, you would’ve just found something else to kill !
Dean : What ?
Sam : You’re on edge, you’re erratic. Except for when you’re hunting, ‘cause then you’re downright scary. You’re tail-spinning, man. And you refuse to talk about it and you won’t let me help you !
Dean : I can take care of myself, thanks.
Sam : No, you can’t ! And you know what ? You’re the only one who thinks you should have to. You don’t have to handle this on your own, Dean, no one can. (Pour un peu, je me marrerais, mais bon... )
Dean : Sam, if you bring up Dad’s death one more time, I swear...
Sam : Stop, please, Dean... it’s killing you. Please. We’ve already lost Dad. We’ve lost Mom. I’ve lost Jessica. And now I’m gonna lose you, too ?

Aw...

Oh, pauvre chéri, il a l'air tellement perdu, et voir son frère s'inquiéter à ce point, on voit que ça lui met presque les larmes aux yeux.

(Et putain de merde, qu'est-ce qu'il est canon, c'pas possiiiiible ! )

Dean : We better get out of here before the cops come. I hear you, okay ? Yeah, I’m being an ass, and I’m sorry. But right now we’ve got a friggin’ zombie running around, and we need to figure out how to kill it. Right ?

Rah, et ce petit rictus permanent, là, on a juste envie de le lui arracher du visage. Mais en même temps, ptain, quand il s'agit d'empaler un mauvais esprit, il se pose un peu là, le grand blessé. La péronnelle ne fait vraiment pas long feu. What's dead should stay dead.

Un dernier adieu à la tombe de Mary Winchester...

... et c'est parti pour la scène à laquelle on sait qu'on ne peut plus échapper. Une des deux que je redoutais le plus dans cette première moitié de saison. Une des deux que je ne voulais vraiment pas revoir. Pitiépitiépitié...

Forcément, quand on voit Dean garer la bagnole sur le bord de la route et en descendre, on se dit que c'est mauvais. Et ça l'est. Ca sent le gros dossier...

Non, Dean, juste tais-toi...

Dean : I’m sorry.

(Et merde.)

Sam : For what ?
Dean : The way I’ve been acting. And for Dad. I mean, he was your dad, too. It’s my fault he’s gone. (Naaaan !)
Sam : What are you talking about ?
Dean : I know you’ve been thinking it, so have I. Doesn’t take a genius to figure it out. Back at the hospital, I had a full recovery. And it was a miracle. Then, five minutes later, Dad’s dead and the Colt’s gone.
Sam : Dean...
Dean : You can’t tell me there’s not a connection there. I don’t know how the demon was involved. I don’t know how the whole thing went down exactly. But Dad’s dead because of me. And that much I do know.

Sam : We don’t know that. Not for sure.
Dean : Sam… you and Dad... you’re the most important people in my life. And now… I never should have come back, Sam. It wasn’t natural. And now, look what’s come of it. I was dead. And I should have stayed dead. You wanted to know how I was feeling. Well, that’s it. So, tell me… what could you possibly say to make that all right ?

Nan, je peux pas, quand Dean pleure, je peux juste pas. Le grand truc, je peux, il pleure tout le temps, c'te grande fiotte, mais Dean, je peux pas. Snif.

Ca a l'air con, mais quand on regarde bien cet épisode, c'est une incroyable fenêtre sur ce qu'il vient de se passer, mais aussi sur ce qu'il va se passer très bientôt. Et c'est d'une tristesse terrible, surtout quand on connaît la suite. D'ailleurs, comment j'ai pu ne pas le voir venir dès cet épisode, je me le demande. En tout cas, décidément, une saison redoutablement bien construite qui nous emmène résolument vers des épisodes d'une noirceur et d'une désolation absolues. A partir de cet aveu, on ne peut qu'assister impuissants au supplice de Dean Winchester, bien mal aidé par son maladroit de frère qui semble flotter autour, très peu concerné, ou bien trop neutralisé, ou bien tout simplement déjà ailleurs.
Leur évolution à l'un comme l'autre est absolument passionnante. Et c'est presque drôle de constater à quel point ils sont toujours en décalage. Lorsque l'un pleure la perte d'un être cher, l'autre est systématiquement à côté de la plaque, peinant à consoler le frère en détresse, à le motiver pour la suite. C'était le cas pour Sam dans la saison 1. Difficile de ne pas se rendre compte qu'il se remet avec une facilité presque déconcertante de la mort de leur père. En même temps, c'est peut-être mieux comme cela. Lorsqu'un des deux flanche, si l'autre n'est pas là, que faire ?

 

Humeur du jour

Une journée à Disneyland, c'est un peu comme un voyage à bord du Tardis. C'est à la fois court et long, et on a très vite l'impression d'être sur une autre planète, dans un univers parallèle, ou du moins dans un endroit où le temps ne s'écoule pas de la même manière que dans le reste de la galaxie.
C'est crevant, mais ça vaut le coup. Ca ne dure jamais assez longtemps, et c'est super déprimant d'en repartir.

(Surtout quand on n'a pas eu le temps de faire les boutiques.)

(Et encore plus quand sur le chemin du retour, on fait une pause "pâté de chevreuil". Devinez qui était à bord du TGV quand celui-ci a écrabouillé une bêbête à 400 kilomètres à l'heure en pleine pampa ? Bibi. Youpi.)

 

Oui, et pis bien !

D'ailleurs, puisqu'on parle de ça et que je cale un peu sur ma nouvelle review de Supernatural... au fond, c'est à se demander si Yellow-Eyes ne lui a pas rendu un super service, ce jour-là, à Sammy. Cute, but boring, sa Jessica.

 

Ben... miamy !

Etonnamment. C'est peut-être parce que j'ai revu avec plaisir le premier épisode de la série l'autre jour et que je me suis bien amusée. Ca a dû effacer en partie le souvenir désastreux de la saison 2. S'ils ne s'amusent pas à scier encore davantage la branche sur laquelle ils sont assis, les créateurs de Heroes pourront peut-être faire quelque chose de cette saison 3.



Quelques commentaires juste en dessous. Ne cliquez pas.

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Réplique du jour

"What's dead should stay dead."

(Dean Winchester, Supernatural)

 

Arf !

(Et bonus track du jour : le 3A cher à pekA !)

 

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