Le blog de La Sorcière
 

Pour tous les ignares...

Vous ne connaissez pas Doctor Who ? Vous avez réussi à échapper à ma propagande mais vous aimeriez quand même bien en savoir plus ? Le grand manitou des séries en France a parlé. Il consacre aujourd'hui un article vidéo sur Doctor Who sur son blog...
Alors filez chez Alain Carrazé, c'est ici.

Et si avec ça vous ne vous y mettez pas, je ne peux plus rien faire pour vous.

(Et pour les autres, ben bonne chance pour ce soir.)

 

Réplique du jour

"Don't drop the banana !"

(The Doctor, Doctor Who)

 

120 : Dead man's blood

John, putain !

Putain, JOHN !!!

(Tu m'énerves, John.)

Evidemment que ça se met à clasher aussitôt que Winchester père et Winchester cadet se retrouvent dans la même pièce... Ils sont pareils ! Aussi cons, aussi bornés, aussi bêtes et basiques l'un que l'autre. Et attention, Jean-Claude ! On parle quand même de gens très intelligents !!! (D'ailleurs, je soupçonne Dean de ne pas rentrer dans leur jeu parce qu'il est beaucoup plus simple... pas idiot, mais juste plus terre-à-terre, d'une intelligence différente.)

Bref. Aujourd'hui, nos lascars sont sur la piste de... vampires. Qui n'ont fait qu'une bouchée d'un vieux copain de leur père. C'est ce qu'ils découvrent en fouillant sa maison et en trouvant un carnet de bord ressemblant fort à celui de papa W.. Puis en découvrant une lettre adressée au même papa W. dans une boîte poste restante.

Eh ben ça tombe bien, car Daddy est justement dans le coin. Coucou, les garçons !

Après avoir gobé quelques mouches, les trouf' profitent de l'enseignement du vieux loup de mer. Apprenez donc au sujet des vampires de SPN que le coup du crucifix, dans le cul Lulu. Remballez également gousses d'ail, pieu et autres colifichets. Même le soleil ne leur fait pas grand-chose. Bref, Buffy peut aller se rhabiller.

(Dieu tout puissant... )

Evidemment, il ne faut pas cinq minutes avant que Sam ne commence à mettre en doute son père... sur ses capacités de chasseur. Hem. Et puis tout, quoi. Le fait qu'il ne leur dise pas pourquoi il veut récupérer le flingue que le vieux pote avait chez lui, le fait qu'il ne dise rien, le fait qu'il leur donne des ordres en permanence. Et il a raison, le grand machin. Mais qu'est-ce qu'il est pénible. Disons qu'un mix entre Dean-le-Soumis et Sam-le-Révolté, ce serait pas mal. Mais non.

Sam : We need to talk.
John : About what ?
Sam : About everything. Where we goin’, Dad ? What’s the big deal about this gun ?
Dean : Sammy, come on, we can Q and A after we kill all the vampires.
John : Your brother’s right, we don’t have time for this.
Sam : Last time we saw you, you said it was too dangerous to be together. Now, out of the blue, you need our help. Now, obviously, something big is goin’ down, and we wanna know what !
John : Get back in the car. (Wow.)
Sam : No.
John : I said get back in the damn car.
Sam : Yeah. And I said no. (Djizeusse.)
Dean : All right, you made your point, tough guy. Look, we’re all tired. We can talk about this later. Sammy, I mean it, come on.
Sam : This is why I left in the first place. (Ooops.)
John : What’d you say ? (Aïe.)
Sam : You heard me.
John : Yeah. You left. Your brother and me, we needed you. You walked away, Sam, you walked away ! (Mon coeur est en train de partir en petits morceaux.)
Dean : Stop it, both of you ! (Celui de Dean aussi.)
Sam : You were the one who said “Don’t come back”, Dad. You’re the one who closed that door, not me ! You were just pissed off you couldn’t control me anymore !

Dean : All right, stop it, stop it... stop it, that’s enough ! That means you, too.

Pfiouuuu.
Et là-dessus, après un affrontement bref mais d'une violence hallucinante, mes trois coqs remontent en voiture. On notera quand même à un moment donné une réplique qui m'a brisée le coeur, aussi anodine soit-elle, et qui m'a fait remarquer un truc de fou. John se prend la tête avec son fils cadet, en permanence. Pas avec son aîné. Non, à son aîné en revanche, il réserve ce genre de commentaire concernant l'entretien de sa voiture qu'il chérit pourtant tellement : "Dean, why don't you touch up your car, before you get rust. I wouldn't have given you the damn thing if I thought you were going to ruin it."

Argh. Touché en plein coeur. Et il ne répond rien. Se contente de regarder par terre d'un air piteux. DEAN, putain !
C'est là que tout le côté "je suis une merde" de Dean s'explique. John, argh, quoi. Et le pire ? C'est que ça fait marrer Sam. J'étais deg. C'est pas grand-chose, mais j'étais deg.
Du coup, je n'en comprends que mieux la révolte de Sam qui doit être outré de voir en plus du reste son indestructible grand frère se faire manipuler sans broncher.

Pour avancer un peu sur l'intrigue, John se met enfin à raconter l'histoire du flingue qu'il veut récupérer. Et j'adore. Ce genre de légende, c'est énorme, ça me fait trop triper.

John : It’s just a story... a legend, really. Well, I thought it was. Never really believed it until I read Daniel’s letter. Back in 1835, when Halley’s Comet was overhead, the same night those men died at the Alamo, they say Samuel Colt made a gun. A special gun. He made it for a hunter, a man like us, only on horseback. The story goes he made thirteen bullets. This hunter used the gun a half dozen times before he disappeared, the gun along with him. Somehow, Daniel got his hands on it. They say... they say this gun can kill anything.

Tout tuer. Et surtout le démon qui a fait rôtir Mary Winchester et Jess. Voilà pourquoi Dad veut récupérer ce flingue. Pour en finir avec son démon. Et bien sûr, sachant cela, Sam ne veut plus qu'une chose : être là quand ce sera le cas.
Mais pour récupérer le flingue, il faut d'abord infiltrer les vampires.

Dont notre petit Jammer, on l'aura reconnu, le coquin.

Et après une première mission ratée, plan B. Choper la petite copine à grandes dents du chef des vampires, lui flanquer dans le corps quelques gouttes de sang de mort, soigneusement récupéré par Dean dans ce qu'on imagine être une morgue, et monnayer la donzelle contre le flingue.

Si cela finit par fonctionner, c'est grâce aux deux loupiots qui, désobéissant à papa, restent dans le secteur et viennent lui sauver les miches.

(Ouh, joli, l'arbalète !)

Papa W. profite de la diversion pour essayer le flingue sur monsieur vampire.

Eh ben ça marche du tonnerre, dites-moi.

Flingue récupéré, en parfait état de marche. Reste plus qu'à s'en servir pour tuer le démon.

Entretemps, nos trois mâles se sont réconciliés, surtout les deux têtes de cons qui ont reconnu qu'ils n'étaient pas si différents et que leur expérience commune les a rapprochés.
Et Dad finit même par convenir qu'il a besoin de ses fils pour aller jusqu'au bout.

John : Together. Sam and Dean : Yes sir.

Le pire, c'est qu'on sent déjà que John Winchester sait qu'il n'en sortira pas vivant.
Et maintenant, en route pour ce final de folie. Argh...

 

Humeur du jour

Vous connaissiez la Sorcière râleuse ? Eh ben mon frère, il est pareil. En pire. Depuis hier, chez moi, ce n'est que ronchonnements, soupirs, grognements de gros ours mal léché de naissance et vagues éructations. Et même quand il est content, hein ? C'est justement ça qui est marrant !

(C'est là qu'on se rend compte que c'est quand même un peu casse-couille. Je vais peut-être arrêter de râler, en fait.)

 

On ne doit pas parler du même...

 

A.P. de la contemplation: Cashback (deuxième partie)

Reprenons. Tout lecteur ayant séché la semaine dernière devra rattraper avant la lecture de ce qui suit.

On en était donc à notre charmant petit héros, Mister Olivier Dubois, qui vit dans un temps qui se dilate au point de se figer pendant ses heures d'insomnie occupées à passer la serpillère dans le supermarché de nuit.

Lorsque le temps se fige, il fait tout de même un cadeau inestimable à notre jeune artiste peintre: il lui donne l'occasion de prendre tout le temps nécessaire pour travailler, à sa guise, sur des modèles parfaitement immobiles.

Dans ce monde en pause, il redécouvre un concept qui semble à tous à la fois immédiat et inexplicable: la beauté artistique.

Il met à profit ce temps figé pour recommencer son travail d'étude de la beauté. Il dessine, encore et encore, tous les corps qui lui sont offerts par ce point d'orgue temporel. Il a le temps, enfin, de vraiment travailler, d'aller au plus loin dans sa recherche de la représentation du bel art. De regarder, vraiment.

Et voilà à quoi ressemble le supermarché au cours des parenthèses temporelles et picturales d'Olivier

Y a comme un truc changé...

Bon on n'en est qu'à 28 minutes de film donc je passe tout le milieu, ça vous laissera plus de surprises. Car il y en a, et pas qu'un peu!!

Après avoir tâtonné dans son travail, sa quête s'éclaircit enfin. Son sujet d'étude se révèle à lui.

Au détour d'un café, cette charmante demoiselle lui explique sa vision du peintre. Et donc de l'art pictural. Elle tient en particulièrement haute estime la capacité d'un peintre à voir la beauté cachée en toute chose, de la capturer et de l'exposer à tous. Elle lui donne la clé de son but artistique. Et elle lui apporte même le moyen d'y parvenir.

Even though it's happenning slow, I just feel that my life's ticking away, a second at a time. Mais, ma bonne dame, ça tombe fichtre bien!! Justement, lui, il peut faire ce qu'il veut de ces secondes, il peut les arrêter juste pour toi! Et le voilà qui s'exécute, partant à la recherche de toute la beauté qu'elle recèle.

Regardez-moi ça comme il est content.

Alors c'est parti. Il la dessine, la croque, la peint, l'explore, la scrute. Il capture pendant des heures sa beauté et tente de la retranscrire.

Il en vient même à exposer son œuvre, à rendre visible à tous sa perception de la beauté de son sujet.

(Hou, comme elle hallucine...)

Et c'est là qu'on obtient notre réponse à la question initiale de notre petit Olivier sur l'amour. Il n'est pas besoin de le définir ni de l'identifier par une quelconque critère. Non, il est là en permanence, reconnaissable sans aucun effort ni la moindre analyse. La difficulté, c'est de le voir, tout simplement. De le regarder, caché derrière chaque scénette, chaque seconde de nos vies. L'amour n'est pas difficile à comprendre, il est juste difficile à voir, à capturer. Il est timide, se cache, se fond dans le décor. Et si on ne prend pas suffisamment de temps pour essayer de l'apercevoir, on peut le rater. Comme le caméléon dans les branchages, il faut observer la verdure vraiment longtemps et avec la plus grande attention pour voir apparaître l'animal.

Voilà le beau cadeau qu'a fait le temps à Olivier: il ne répond pas à sa question initiale Qu'est l'amour?, mais il lui offre le temps, les instants nécessaires pour comprendre que sa question était obsolète, caduque. La question n'est pas "quoi", mais "où".

La clé, c'est le moment de la contemplation. C'est pour ça que les artistes ont toujours eu ce petit avantage sur nous, pauvres cafards... Joli!

 

Réplique du jour

"Dean, why don't you touch up your car, before you get rust ? I wouldn't have given you the damn thing if I thought you were going to ruin it."

(John Winchester, Supernatural)

 

119 : Provenance

Eh ben voilà. Typiquement le genre d'épisode qui me fiche les chocottes. Je déteste VRAIMENT (ou du moins j'adore détester) ce genre de truc. Hyper flippant. Brrrr...

Heureusement, le côté "Sam se trouve enfin une petite copine" est plutôt sympa. D'ailleurs, chaque fois que Sam se trouve une petite copine, c'est sympa. D'une manière ou d'une autre.
Là, ma foi, à l'image de Dean, on applaudit à deux mains. Même si le grand machin nous gonfle un peu avec ses misères. Ah il pense ne pas pouvoir souffrir plus qu'il ne souffre déjà ? Je me marre.
Qu'il prenne donc exemple sur son frangin qui encaisse sans broncher, ça nous ferait des vacances.

(Cela dit, le frangin a une manière d'oublier ses misères qui lui fait passer des nuits plutôt courtes. Ahem.)

En attendant, sa manière empotée de draguer m'a fait sourire. D'autant qu'en face rayonnent l'intelligence et la répartie. Ca nous change des rencards de Dean.

Bref, le boutonneux se trouve une brune à peau grasse. Nice couple. Sauf que non.
Très drôle de comparer la manière très terrestre de Dean de gérer sa vie de saltimbanque, mini-quiches et ptites pépées, alors que Sam réfléchit tellement, trop, au point de s'interdire de tomber un tout petit peu amoureux.
J'en profite pour souligner la lourderie de Dean quand il s'agit de pousser son frère à sortir avec une fille. Dieux du ciel, j'en étais gênée, c'est dire.

Sam : You know, I don't get it. What do you care if I hook up ?
Dean : Because then maybe you wouldn't be so cranky all the time.

Ick.

(Enfin bon, ça débloque un peu le grand truc, heureusement.)

Alors, pourquoi et comment nous retrouvons-nous avec cette brune Sarah ? Eh bien la demoiselle travaille dans la vente aux enchères, et il se trouve que nos deux nomades enquêtent justement sur un mystérieux tableau tueur.

(Manman ! )

Et soupçonnent le papa de cette riante petite famille, barbier de son état, de se réveiller la nuit pour aller trancher quelques gorges. Du coup, nos garçons commencent par brûler la toile.

Qui se régénère d'office. Ca nous vaut un magnifique "OH MY GOD !" de Sam quand il retombe dessus le lendemain.

Et puis matez donc l'original.

Slightly different. (Et je me demande comment je n'ai pas capté tout de suite ce qui se passait.)

On en arrive à un passage qui m'a fait sursauter, mais d'une force. Non, ce n'est pas un fantôme, un esprit ou quelque goule égarée. Mais bien Jensen qui, in character, appelle Sam "Jared".

Dean : Jared, check it out.

WHAT ???
Comprends pas comment ils ont pu laisser passer un truc pareil. C'est presque mignon tellement c'est énorme. Et c'est bien sous-titré : "Sam, regarde."

Bref. En tout cas, superbe jeu de piste qui les mène jusqu'au mausolée de la famille du tableau, d'un glauque superbe, juste comme j'aime.

Avec poupées et nounours derrière des vitres, les urnes des enfants bien rangées devant. Je me régale.

Et comme c'est rigolo de découvrir tout cela par les yeux de Sarah qui ne les quitte plus d'une semelle, elle aussi résolue à trouver le mystérieux meurtrier.

Qui n'est autre, en fait, que la petite fille du tableau. Surveillée par son père, le regard baissé sur elle. Mais dès qu'il détourne le regard, crac. La môme s'échappe, et...

Terrifiant.
L'intérêt d'avoir sous la main une nana qui s'y connaît en antiquités ? Celui d'apprendre qu'autrefois, les poupées étaient souvent fabriquées sur le modèle de leurs propriétaires. Jusqu'à posséder même leurs cheveux. Dean obtient donc pour mission de brûler la poupée avant que Sam et Sarah ne se fassent un tout petit peu dessiner un grand sourire dans le cou au rasoir...

Et ainsi, l'esprit meurtrier rejoint sa place qu'il gardera à tout jamais.

Et maintenant, faut juste arrêter de jouer avec les rasoirs de papa !

Pour finir, après un premier départ peu glorieux, le grand machin revient quand même embrasser un petit coup sa copine du jour.

Sous les yeux du grand frère ravi, ce qui est presque aussi glauque que le fait de flanquer une poupée derrière une vitre dans un tombeau.

Dean : That's my boy.

Et ta soeur ?

En tout cas, excellent épisode. Moi, dès qu'on sort les gamines tueuses à robes à dentelles qui sentent la naphtaline, pas de souci, je marche, je cours, je vole, je couine, je me terre. (Et je me marre de ma propre connerie. )

Contente quand même que le grand truc ait réussi à surmonter son blocage. Allez, avec un peu de chance, la prochaine fois, il baise !

 

Argllll !

Mon Christopher Moltisanti qui va jouer Ray Carling dans la version amerloque de Life on Mars... Ca veut dire que je vais être obligée de regarder ???

NAAAAAN !!!

 

Humeur du jour

Frangin arrivé. Ca va geeker à mort, chez la Sorcière !

 

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