Le blog de La Sorcière
 

107 : The meatball circus

Ah, quand Greg et ses guignols s'en vont terroriser la Navy, moi, j'adore.

Pourtant, le postulat de départ n'est pas franchement drôle. Sommé de choisir une poignée de ses hommes pour une mission-suicide, Boyington se rebelle, refuse, discute avec le général Moore qui admet à quel point ce projet le répugne. Bon gars, Pappy lui soumet une nouvelle option, incluant cette fois l'intégralité de la 214.

Malgré le côté peu institutionnel de la proposition de Greg, Moore accepte. Ou plutôt l'impose carrément.

C'est qu'en fait, Pappy a proposé de retaper de vieux Zéros pour survoler la flotte japonaise et aller sauver des mecs pris en sandwich sur une île. Il va donc falloir former les Têtes Brûlées à atterrir sur un porte-avion, histoire de ravitailler en route. Et rien que ça, c'est pas gagné. Parce qu'une fois débarqués au mileu des marins tirés à quatre épingles dans leurs petits uniformes blancs bien repassés, ben comment dire... ça fait un peu désordre, quoi. D'autant qu'ils ont encore l'air légèrement bourrés de la veille.

Sinon, sympa, la base navale ! Ca fait du bien de sortir un peu de Vella la Cava et d'Espritos Marcos.

Enfin bref, de bagarre en bagarre, de coups de pute en coups de pute (notamment une scène mémorable d'arrosage d'uniformes blancs au mess)...

... nos anti-héros finissent par faire voler leurs coucous jap' et même à réussir (enfin presque) à ravitailler sans encombres sur le porte-avion. Même T.J., au deuxième essai, cela dit, ce qui arrache le sourire le plus tendre que j'aie vu chez Pépé...

Trop mignon.

On passe cependant le plus gros de la mission pour finir assez vite sur cette scène.

Nos vaillants gaillards regardent leurs exploits aux actualités... exploits qui, naturellement, seront attribués à quelque grosse huile... mais qu'importe.

Ils sont quand même méga-classe, ces branleurs-là.

C'est marrant, parce qu'en revoyant cette série, je me demande comment, gamine, j'ai pu la regarder avec tellement de plaisir. D'abord, ils sont crades, ils causent pas bien, ils sont toujours bourrés, les séquences à l'intérieur des cockpits mit fond qui bouge derrière sont interminables, c'est blindé de parlote technique et de jargon tactique. Donc à part le chien Barbaque et quelques mimiques savoureuses, je ne vois pas bien ce qu'une morveuse de huit ans a pu apprécier dans cette série. Pourtant, il paraît que je ne suis pas la seule...
Je me rends compte aussi que tous ces épisodes, je ne les ai jamais vus. J'ai dû commencer à la fin de la saison 1. J'ai hâte de revoir ces épisodes adorés, d'ailleurs.

Sinon, tremblez, pauvres mortels. Ce matin, j'ai regardé un épisode de Buffy. Arf arf arf, j'ai cru que je n'allais pas m'en remettre !!!

 

104 : High Jinx

J'ai encore vachement aimé cet épisode. Parce que sous ses apparences rugueuses, il raconte beaucoup de choses. Et surtout comment en tant de guerre et avec la menace de se faire descendre chaque jour, les petits pilotes finissent par se raccrocher à des croyances stupides, à leurs pattes de lapin, à leurs trèfles à quatre feuilles et surtout, à leur bad lucks, c'est-à-dire ceux qui selon eux, leur portent la poisse. Et c'est le cas d'un fils de général qui débarque dans l'escadrille de Pépé sous un prétexte fallacieux (ça arrange Pépé, vu que ça lui fait de la pub) et qui est suivi par des rumeurs complètement débiles qui veulent qu'il soit capable de décimer en quelques jours une équipe entière...

D'ailleurs, c'est surtout Jim qui y croit à fond, à cette histoire, vu qu'il a déjà eu l'occasion de voler avec lui.

On assiste aussi à un grand numéro de Pépé, qui continue allègrement son petit marché noir et ses petites magouilles avec les Marines (qu'il entube royalement), et se fait passer pour un général...

J'adore quand il fait ça, quel toupet d'enfer !

Au final, c'est le jeune nouveau qui se fait descendre juste après que Jim lui ai dit qu'il regrettait de croire à des trucs aussi cons. Les boules.

J'ai trouvé ça super intéressant, en fait... de voir à quelle vitesse un mec peut se faire épingler porteur de poisse, dans ce genre de situation. Et de voir la cabale qui en peut en résulter. Exactement le genre de truc qui aurait pu arriver dans BSG.

 

103 : The little war

Bon, je zappe les deux premiers épisodes matés avec Charmotte ce week-end et j'enchaîne directement avec le troisième qui est intéressant pour plusieurs raisons.

Mais commençons par le commencement. J'ai toujours adoré l'intro et le générique...

Et puis le petit passage "JT" présent au début de chaque épisode, histoire de nous mettre au jus.

Alors... OMFG !!! René Auberjonois himself !!! Ze Odo de Deep Space Nine, ze gars alien de SG1 et j'en passe ! René est parmi nous, mes bons amis, et déjà, il a une sacrée touche.

Alors, ce bon René, où se trouve-t-il donc, me demanderez-vous ? Eh bien sur une île. Car accrochez-vous à vos bretelles : Pépé se fait descendre, oui, descendre comme un malpropre, et par un des siens, encore. Ce branleur de T.J. qui ferait mieux de prendre des leçons de pilotage au lieu de s'escrimer à pourfendre inlassablement l'infirmière.

On imagine la consternation des Black Sheep. Voilà donc mon Pépé obliger de dégainer son parachute.

Et bien entendu, il atterrit sur une île farcie de Jap', où il découvre un autre rescapé, trompant l'ennemi depuis deux mois en buvant du thé : René.

Mais notre Pépé, lui, le thé, il n'en veut pas. Il veut se casser, et fissa.

Pendant ce temps, du côté des Têtes dites Brûlées, ça rumine sec. D'autant que sans la protection de Pépé qui, avec force manigances, leur permettait d'éviter la cours martiale, ils sont mal.

En plus, Jim ne veut pas du tout prendre le relais. Il ne se sent pas à la hauteur, le pauvre biquet, surtout qu'il se sent méga-coupable.

Et en plus, Barbaque fait grave la gueule. Cette brave bête n'en démord pas. C'est Pépé ou rien !

Bien sûr, au final, Pépé s'évade, et tel Starbuck dans ses plus grands jours, retrouve l'escadrille à bord d'un bombardier japonais bricolé pour l'occase, bombardier que T.J. s'empresse de descendre... pour l'honneur. Re-plouf pour Pépé... Plouf qu'il oublie très vite en se noyant dans une bonne bouteille. Au point que devant la télé, ses hommes sont obligés de le... euh... de le soutenir quelque peu.

C'est qu'il a les jambes encore mal assurées.... après tant de euh... d'aventures.

Heureusement, pour la photo, il arrive encore à faire illusion.

Arf.

 

Han !

On ze derche !

Alors lui (James Whitmore Jr), c'était un peu mon petit chouchou de la bande des Black Sheep, avec ses grimaces, son sale caractère, ses bagarres et son chapeau de cow-boy...

En fouillant IMDB pour voir ce que sont devenus nos moutons, outre que je sais que le grand brun (depuis devenu bien blanc) avait fait un numéro mémorable dans the West Wing (en tant que Lionel Tribbey, l'avocat fabuleux), je découvre que le petit Jim Gutterman a bien vite retourné sa veste d'acteur pour devenir réalisateur... et d'un seul coup, tout s'éclaire et je comprends pourquoi son nom m'est si familier...

Buffy, 24, Star Trek, Dead Like me et même Code Quantum... et j'en passe. Waouh. Une vraie bête de téloche, mon petit Jimmy...

 

Baaaa baaaa baaaaa...

A vrai dire, ça sent la nouvelle rubrique, mais je me tâte encore (et se tâter, chez moi, ça peut prendre du temps).

Mais vous allez voir à quel point je suis tordue, comme gonzesse.
Aujourd'hui, vous vous dites peut-être que je suis un peu bizarre, comme nana, à sauter de joie dès qu'on nous sort un épisode "pilotes" dans BSG, à piaffer quand ça fait piou piou dans l'espace, à apprécier les ambiances blindées de testo... Ben c'est pas nouveau. A vrai dire, c'était déjà le cas quand j'avais... moins de dix ans, pour sûr. D'ailleurs, à l'époque, même si je ne crachais pas sur d'autres séries un peu moins "couillues", une de mes préférées... et vous allez voir à quel point malgré mon air con et ma vue basse, je suis logique dans ma tête ravagée... une de mes séries préférées, c'était... Baaa baaa Black Sheep, a.k.a, les Têtes Brûlées. Je ne saurais pas bien dire pourquoi, peut-être parce qu'entre un frangin dingue de coucous et un pôpa qui en avait plein une vitrine (de coucous), je n'avais pas bien le choix. Evidemment, à l'époque, j'aimais bien les séquences "vol", mais j'appréciais surtout, même à cet âge encore tendre, la verve dont savaient faire preuve nos truands de pilotes. Parce que ces gaillards-là, c'était loin d'être des petites choses. Toujours à se soûler la tronche ou à se battre comme des chiffonniers. J'A-DO-RAIS.

Aujourd'hui, forcément, quand je regarde cette série, c'est sous un autre angle. J'apprécie toujours à mort la bad-boyitude des Têtes Brûlées (plus que jamais d'ailleurs), mais en plus, je la comprends, plus que jamais. Finalement, ces mecs pas plus cons que les autres n'ont vraiment pas grand-chose à faire là et ils le savent. Et revoir les premiers épisodes avec des jeunes têtes-à-claque qui montent dans des zincs branlants encore bourrés de la veille parce qu'il faut bien trouver un moyen de se donner du courage, et que leur moyen à eux, c'est l'alcool et la bagarre, ça me rappelle d'autres choses, d'autres séries... Et je trouve ça chouette. J'adore. Bien sûr, il y a des longueurs, le pilote en est bourré, et j'aime beaucoup plus la deuxième saison que la première. Mais je ne pensais pas y retrouver autant de choses.

En tout cas, pour commencer, je vous donne le générique...



Il faut savoir que Greg "Pappy" Boyington est un personnage réel qui a même collaboré à la série. Et que si on le surnommait "Pappy", c'est parce qu'à 35 balais, être encore capable de voler comme à vingt en descendant les Jap' par paquet de douze, c'était considéré comme impossible. Et "Pappy", lui, le faisait. A côté de ça, c'était un pur truand, mais bon, on a tous nos petits défauts... Non ?